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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:51

Traduction collective de: Françoise, Catherine, Maryvonne, Guy, Jacques, Stéphane, Pascal.

Avec le soutien de: Anna et Nadia.

Remerciements particuliers à Véronika Perminova ( ici ) pour la traduction du poème!

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Je veux raconter un épisode de l'histoire de Iélets qui a un rapport indirect avec la France.

Iélets est la ville où repose, après ses 23 dernières années de ministère, l'archimandrite Isaac, né Ivan Vassilievitch Vinogradov à Saint-Pétersbourg le 12 février (25 février) 1895.

En 1913, après avoir achevé avec succès l'école n°1 de Realny, le jeune Ivan Vassilievitch Vinogradov entre au séminaire de Saint-Pétersbourg. Le 22 octobre 1914, le futur archimandrite a été consacré comme chantre. A partir de ce moment-là, il est devenu clerc de l'église orthodoxe. Avec un très grand respect, l'archimandrite Isaac se souvenait d'avoir eu la chance d'étudier sur la table même qu'occupait, en son temps, notre Saint Tikhon (né Bélavine), patriarche de toutes les Russies (1).

En 1914 commença la Grande Guerre (on l'appelait alors la Seconde Guerre Patriotique). Le Saint-Synode appela tous les orthodoxes à rejoindre le champ de bataille. Et dès lors, l'étudiant Vinogradov, ainsi que les autres séminaristes, ont été mobilisés, envoyés en formations accélérées (les cours étaient réduits à 6 mois au lieu de deux ans).

Le 1er octobre 1916, Ivan Vassilievitch Vinogradov fut nommé officier après cette formation rapide à l'école militaire d'infanterie Vladimirsky à Krasnoié Siélo, près de Petrograd. Ensuite ce fut le front de Roumanie, la Révolution de Février, l'engagement dans l'Armée des Volontaires (2), deux blessures, la Campagne de Glace (3) avec le régiment Drozdovski (4) (1200 km de combats). Il fit le vœu que, s'il revenait vivant, il deviendrait moine.

Ivan Vinogradov en tant qu'officier de l'armée de tsar

Ivan Vinogradov en tant qu'officier de l'armée de tsar

Fin mars 1920, ce fut l'exode. A une heure du matin, dans le port de Novorossiisk (5), le régiment de Drozdovski embarqua sur le bateau «Ekaterinodar». Ensuite, ce fut Gallipoli, le campement à découvert en plein champ, l'amertume et le désespoir, les errances à travers la Bulgarie.

Ayant appris que le recrutement était en cours pour l'institut de théologie Saint Serge récemment créé à Paris (6), Ivan arriva en France et devint l'un des dix premiers étudiants de l'institut. Peu après, le métropolite Euloge lui fit prendre l'habit, sous le nom d'Isaac, en l'honneur du vénérable Isaac le Dalmate (7).

L'armée des Volontaires

L'armée des Volontaires

A partir de 1929, le père Isaac exerça son ministère à Prague. La capitale tchécoslovaque était alors considérée comme « l'Oxford russe ». C'est là que beaucoup de nos scientifiques avaient trouvé refuge. A la fin des années 20, on a construit des logements pour les professeurs et les savants russes dans le quartier Dejvicie (8). Dans l'un d'eux, une église fut aménagée. Les russes avaient aussi l'église de la Dormition située dans le cimetière praguois d'Olsany (9) mais la plus importante était la cathédrale Saint Nicolas. L'archimandrite Isaac exerça son ministère dans cette cathédrale pendant toute la durée de la guerre.

Le 24 mai 1945, des agents du contre-espionnage soviétique l'appréhendèrent. Ils l'accusèrent d'avoir consenti, en 1944, à devenir le prêtre principal de l'UGCR (10). Le père Isaac fut emmené à Lvov et jeté dans une cellule surpeuplée. Des prisonniers de droit commun lui arrachèrent une petite icône incrustée de nacre avec laquelle ses parents l'avaient béni avant son départ à la guerre de 1914.

Le 3 mai 1946, suite aux requêtes de l'archevêque Serge et du patriarche Alexis 1er, il fut libéré et envoyé en relégation à Aktioubinsk (11).

En 1958, l'archimandrite Isaac devint le doyen de la cathédrale de l'Ascension de Iélets.

Archimandrit Isaac

Archimandrit Isaac

Je suis chevalier et moine

Je suis chevalier et moine. Tel assemblage

Pour notre siècle pratique est plutôt étonnant.

Moine, c’est le métier d’un autre âge,

Et de l’esprit chevaleresque nous sommes loin.

 

Comme Don Quichotte, j’ai toute mon espérance

De me battre pour mon rêve et mon idéal.

Je ne me crois pas meilleur, mais je crois à la Providence

Et à la justice qui triompherait du mal.

 

Vivre sans espoir, il n’y a rien de pire

Et je chéris l’espoir d’une vie plus belle.

Mon rêve, encore vague, ne fait que s’agrandir

Toutefois, je le vois presque réel.

 

Tel un chevalier, je sacrifierais ma vie,

De toutes mes forces combattant le tort.

Je me suis dévoué à servir ma Patrie :

Couronnée de gloire, la mort me fait moins peur.

 

Mais le jour où viendra enfin cette ère,

Quand la Sainte Russie sortira du malheur,

J’abandonnerai le dur labeur militaire

Et une cellule de moine sera ma demeure.

 

Ainsi j’oublierai les batailles passées,

Des jours d’antan la course vaniteuse,

Dans les prières et les pieuses pensées,

Sous la lumière scintillante des veilleuses.

I.V. Vinogradov - 1919

Ivan Vassilievitch, l'auteur des vers célèbres «la marche du régiment», «la campagne de Roumanie», archimandrite Isaac est décédé le 14 janvier 1981 à près de 86 ans et inhumé dans le cimetière de Ielets. Voilà l'homme qui a vécu à Iélets et dont tous les habitants se souviennent encore avec émotion.

P.S En février 1973, Ivan Vassilievitch m'a baptisé dans la cathédrale de l'Ascension de Iélets.

Respectueusement,

Victor Magomedkhanov – Iélets - «Ville au passé militaire glorieux» de Russie (12)

La cathédrale de l'Ascension de Iélets

La cathédrale de l'Ascension de Iélets

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(1) Saint Tikhon de Moscou, né Vassili Ivanovtich Bélavine (1865-1925) fut le dernier patriarche de la Russie impériale; il est enterré au cimetière du monastère Donskoï où il avait été détenu jusqu'à sa mort.

(2) L'Armée des Volontaires est l'une des premières armées blanches de la guerre civile; elle opéra principalement dans le sud-ouest de 1918 à 1920; dirigée par le général Kornilov, puis le général Dénikine, elle battit en retraite et fut évacuée depuis le port de Novorossiisk vers la Crimée.

(3) La Campagne de Glace : en février 1918, l'Armée des Volontaires dut se retirer de Rostov-sur-le-Don et fit route vers le Kouban pour rejoindre et s'unir avec les Cosaques du Kouban, formant ainsi une armée d'un effectif de 6000 hommes.

(4) Mikhaïl Gordeïevitch Drozdovski (1881-1919) est un vétéran de la guerre russo-japonaise et de la Première Guerre mondiale; général de l'Armée blanche, il organise une division de volontaires depuis la Roumanie, traverse l'Ukraine et rejoint l'Armée des Volontaires sur le Don.

(5) Novorossiisk abritait, pendant la guerre civile, les quartiers de l'Armée blanche; l'évacuation par la mer, chaotique, surnommée "la catastrophe de Novorossiisk", permit à 33000 personnes d'être évacuées vers la Crimée, Constantinople et la Grèce.

(6) L'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, créé en 1924 par le métropolite Euloge, était destiné à former des prêtres orthodoxes pour les communautés russes de la diaspora. Il est devenu une pépinière religieuse et spirituelle d'où sont sortis des centaines de prêtres et théologiens.

(7) Isaac le Dalmate (4è s.) est un ermite vivant dans le désert au temps des persécutions de l'église orthodoxe; puis soutenu par l'empereur Théodose le Grand, il créa le premier monastère orthodoxe de Constantinople.

(8) Dejvice est un quartier de Prague construit à partir des années 1920.

(9) Le Cimetière d'Olsany est le plus grand des cimetières de Prague; y est enterré Jan Palach (1948-1969).

(10) UGCR = L'Union Générale des Combattants Russes était une organisation militante anticommuniste russe blanche, fondée en 1924 par le général Wrangel, pour maintenir un lien entre les militaires russes de l'émigration. Organisation dissoute en 2000.

(11) Aktioubinsk est une ville du Kazakhstan où de nombreux exilés déportés de l'époque stalinienne affluèrent.

(12) La ville de Iélets ne fait pas partie des 12 "Ville Héros" de Russie, mais a été proclamée "Ville au passé militaire glorieux" en raison des épisodes de sa longue histoire militaire prestigieuse.

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:49

Хочу рассказать один момент из истории Ельца, косвенно имеющий отношение к Франции. Город Елец - место последнего постоянного (23 года) служения и упокоения архимандрита Исаакия, в миру Ивана Васильевича Виноградова, который родился в Санкт-Петербурге 12 февраля (25 февраля) 1895 г. В 1913 году, после успешного окончания 1-го Реального училища, юный Иван Васильевич Виноградов поступает в Санкт-Петербургскую Духовную академию. 22 октября 1914 года будущий архимандрит был посвящен в стихарь. С тех пор он стал клириком Православной Церкви. С особым чувством почтения архимандрит Исаакий вспоминал о том, что ему выпало счастье учиться за столом, где в свое время сидел наш Святой Всероссийский Патриарх Тихон (Белавин).

В 1914 году началась Великая война (ее тогда еще называли Второй Отечественной). Святейший Синод призвал всех православных идти на ратное поле. И студента Виноградова, как и других слушателей Духовной академии, мобилизовали в армию, направив для начала на срочные (вместо двух лет курс был сведен к шести месяцам) курсы. Иван Васильевич Виноградов был произведен в офицеры после окончания ускоренного курса Владимирского пехотного военного училища в Красном Селе под Петроградом 1 октября 1916 года. Потом был Румынский фронт, Февральская революция, вступление в добровольческую армию, два ранения, Ледяной поход с отрядом полковника Дроздовского (1200 километров с боями). Он дал обет, что если останется жив, то станет монахом.
 

И.В. Виноградов-офицер Русской Императорской армии.

И.В. Виноградов-офицер Русской Императорской армии.

В конце марта 1920 года — исход. В час ночи в Новороссийском порту дроздовцы погрузились на пароход «Екатеринодар». Потом — Галлиполи, палатки под открытым небом, в голом поле, горечь и отчаяние, скитания по Болгарии. Виноградову пришлось и батрачить, продавать газеты, наниматься на щеточную фабрику.

И.В. Виноградов - офицер Белого движения.

И.В. Виноградов - офицер Белого движения.

Узнав, что в Париже идет набор в только что созданный Свято-Сергиевский богословский институт, Иван добирается до Франции и оказывается в числе десяти первых студентов. Вскоре митрополит Евлогий постригает его в монашество с именем Исаакий — в честь преподобного Исаакия Далматского. С 1929 года отец Исаакий служит в Праге. Столицу Чехословакии называли тогда «русским Оксфордом». Здесь нашли пристанище многие наши ученые. В конце 1920-х годов для русских профессоров и преподавателей в пражском районе Дейвице было построено несколько жилых домов. В одном из этих профессорских домов была устроена домовая церковь. Еще у русских был храм Успения на Ольшанском кладбище. А главным был Свято-Николаевский собор. Архимандрит Исаакий продолжал служить в этом соборе всю войну.

24 мая 1945 года за ним пришли советские контрразведчики. Его обвинили в том, что в 1944 году он согласился стать главным священником РОВС (Русского Обще-Воинского Союза). Отца Исаакия привезли во Львов, втолкнули в переполненную камеру. Уголовники тут же сорвали с батюшки маленькую перламутровую иконку, которой родители благословили Ивана перед его уходом на войну в 1914 году. 3 мая 1946 года после ходатайств архиепископа Сергия (Королёва) и патриарха Алексия I отца Исаакия освободили и направили на поселение в Актюбинск. В 1958 году архимандрит Исаакий стал настоятелем Вознесенского храма в Ельце.

 

Архимандрит Исаакий.

Архимандрит Исаакий.

Я РЫЦАРЬ И МОНАХ

 

Я рыцарь и монах. Такое сочетанье

Необычайно в наш практичный век,

Когда монахом быть нет у людей желанья,

От рыцарства далек наш человек.

 

Но я, как Дон-Кихот, храню в душе стремленье

Бороться за мечту и верить в идеал.

Не лучше я других, но веру в Провиденье

И в справедливость я не потерял.

 

Нельзя на свете жить, надежды не имея.

Надеждой светлою и я всегда живу,

Мечту неясную так бережно лелея,

И видя сны, нередко наяву.

 

Как рыцарь, я готов, не пожалев ни жизни,

Ни сил своих, со злом бороться до конца.

И отдал я себя служению Отчизне:

Ведь смерть не так страшна в сиянии венца.

 

Когда ж настанет день надежды исполненья

И выйдет из беды Святая наша Русь,

Я брошу тяжкий путь военного служенья

И в келлии монахом затворюсь.

 

И позабуду я испытанные битвы,

И прежних дней нечистоту и смрад

В словах божественной задумчивой молитвы,

В сиянии мерцающих лампад.

Виноградов И.В. 1919 год

 

Иван Васильевич автор стихов знаменитого "Дроздовского марша" - "Из Румынии походом..." Архимандрит Исаакий скончался 14 января 1981 г. в возрасте 86 лет без одного месяца, похоронен на кладбище г. Ельца. Вот такой жил человек в Ельце, которого до сих пор тепло вспоминают ельчане.

P.S. В феврале 1973 г. Иван Васильевич крестил меня в Вознесенском соборе г. Ельца.

С уважением, -- Виктор МАГОМЕДХАНОВ - Елец - город воинской славы России

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:43

Ce projet a vu sa naissance petit à petit... Au mois de juin 2016 Davaï a organisé son troisième voyage en Russie pour ses adhérents. Cette fois-ci nous sommes partis découvrir des villes et des villages russes peu connus sur la carte du tourisme mondial. Elets  (Yelets, Iélets - plusieurs écritures rencontrées en français) - une "bourgade" de 100 000 habitants se situant dans la région de Lipetsk, sur la route menant de Moscou directement aux confins du sud de la Russie. Nous avons été charmés par ce séjour plein de rencontres, de découvertes, d'observations et de belles surprises. Notre présence à Elets s'est également traduite en une sorte d' "événement local"! Nous avons été chaleureusement accueillis par le maire en personne, deux équipes de la télévision régionale se sont déplacées pour faire des reportages, des journaux locaux ont aussi mis tout particulièrement en lumière les "touristes français".

Enfin, à notre retour, l'écho de notre séjour russe n'a pas cessé de retentir. Un habitant de Elets nous a retrouvé par internet et voila qu'une solide correspondance amicale a vu le jour. Il se trouve que Viktor Magomedkhanov est le président d'une association locale pour la promotion culturelle de la ville de Elets. Passionné d'histoire, bénévole enthousiaste, il nous a envoyé plusieurs textes concernant les liens de sa terre natale avec la France. Et quand on parle avec un Russe de l'amitié des deux peuples, il prend ses paroles très au sérieux!

Alors, nous voilà avec plusieurs récits, en russe... Comment, de notre côté, contribuer à cet élan de faire connaitre ces histoires, si importantes aux yeux des Russes, de les faire partager au delà des frontières? De cette intention nait le nouveau projet de Davaï: notre atelier de traduction.

J'ai proposé à mes étudiants du centre d'animation La Prairie (à Caen) de nous rencontrer deux fois par mois, en dehors de nos cours, afin de donner à ces textes un souffle français. Et c'est parti!

Je remercie très chaleureusement tous les participants de cet atelier pour la bonne volonté et la bonne humeur avec lesquelles ils viennent à ces rencontres.

Nous publierons, au fur et à mesure de nos avancements, les articles en deux versions (russe et française). Suivez nous!

Amicalement,

Nadia Stettler.

Photo d'archive: Les étudiants en russe de La Prairie (nous ne sommes pas tous là!)

Photo d'archive: Les étudiants en russe de La Prairie (nous ne sommes pas tous là!)

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 09:35

EXPOSITION: en ce moment (décembre 2016 - janvier 2017) à la médiathèque de Colleville-Montgomery: 11, Grande rue. Tél.: 02 31 97 50 65.

C’est une exposition collective issue de notre dernier voyage en Russie organisé par l’association Davaï au mois de juin 2016. Vingt Français sont partis découvrir deux régions russes : celles de Lipetsk et de Voronej. Plusieurs villes nous ont accueillis les bras ouverts, plusieurs rencontres passionnantes nous ont surpris et enchantés. Ces deux provinces se situent à 600 km au sud de Moscou ; dans certains endroits, nous étions les premiers « touristes étrangers », mais partout nous avons senti l’accueil chaleureux et sincère des habitants, leur amour envers leurs terres natales et ce désir de nous transmettre cette affection, de partager leur grande Histoire, leur richesse culturelle, leurs vastes espaces jonchés des légendes et des coutumes accumulées par le temps et les peuples y vivant…

Alors, à travers ces photos, nous voudrions apporter notre modeste contribution à la  promotion et la découverte de cette Russie encore très peu connue et, parfois, très mal comprise…

Plusieurs participants de ce voyage ont sélectionné les photos les plus « parlantes », leurs « préférées ». L’association Davaï a pris en charge leur impression et l’encadrement. Avec l’accord de tous nos photographes, nous proposons la vente de leurs clichés au prix unique de 20 euros (photo avec son cadre) au profit de l’association Davaï afin de couvrir quelques frais dûs à l’organisation de cette exposition.

Chaque photo est numérotée, il suffit de la réserver à cette adresse : asso_davai@hotmail.fr, elle sera à vous à la fin de cette exposition, avec, bien évidemment, la description de l’endroit où elle a été prise.

Nous vous remercions à l’avance pour votre attention !

L’équipe de Davaï

Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 17:43

L'article issu du voyage en Russie, dans la région de Voronej, organisé par l'association Davaï au mois de juin 2016:

A Ramon, petite ville près de Voronej, nous avons visité le domaine des Vénévitinov, vieille famille noble de la région dont certains membres se sont illustrés en aidant Pierre Le Grand à construire sa flotte et d'autres en participant aux guerres de Catherine II.

Le plus illustre des Vénévitinov est Dimitri, le poète (1805-1827), lointain parent d'Alexandre Pouchkine, qui appartenait aux cercles littéraires et artistiques de Moscou. Dans le manoir où les pièces évoquent la vie des nobles de province du 18è et du 19è siècle, on peut admirer le beau portrait de Zénéide Volkonsky, poétesse, animatrice d'un salon musical à Moscou, qui fut le grand amour de Dimitri Vénévitinov.

Hommage aux femmes des Décembristes

La sœur de Zénéide, Maria, est célèbre pour être une des onze femmes de Décembristes - dont deux Françaises - qui accompagnèrent leurs maris condamnés à l'exil en Sibérie, en 1825, après l'échec du complot visant à transformer le régime autocrate du tsar Nicolas 1er. Abandonnant leurs biens, leurs amis, la plupart s'installèrent dans la région d'Irkoutsk où, au milieu de grandes difficultés, ils développèrent une vie culturelle, fondèrent des écoles... On peut aujourd'hui visiter la maison des Volkonsky et celle des Troubetskoï à Irkoutsk.

Hommage aux femmes des Décembristes

Véra, notre guide, termina la visite du domaine par un concert de romances, dont celle qui rend hommage à ces femmes courageuses qui ont supporté l'exil par amour pour leur mari dans la lointaine Sibérie.

Deux romans évoquent cette histoire tragique :

Henri Troyat : La lumière des justes

Alexandre Dumas : Le Maître d'armes

 

Françoise Mulot

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:18

L'article écrit par Françoise Mulot après le voyage organisé par l'association Davaï dans la région de Voronej (juin 2016):

La bataille de Voronej

ИМЯ ТВОЁ НЕИЗВЕСТНО Ton nom est inconnu

ПОДВИГ ТВОЙ БЕССМЕРТЕН Ton courage est immortel

Cette phrase gravée dans le marbre honore les 120 000 soldats russes tombés à la Bataille de Voronej. Des fleurs fraîches déposées chaque jour, des photos d'anonymes exposées, une flamme éternelle : le souvenir des victimes reste vivace et pendant notre visite, un couple de jeunes mariés vient se recueillir et fleurir le mausolée. Le 9 mai, jour de la Victoire, le "Bataillon des Immortels" est une immense manifestation où les familles, dans un grand élan populaire et patriotique, défilent avec les photos de leurs morts. Le monument, grandiose, composé de 12 silhouettes indestructibles, évoque l'unité de la Russie face à l'ennemi.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en juin 1942, l'armée allemande aidée de leur allié hongrois s'approche de la rive droite du Don, front stratégique de 100 km de long, et affronte l'armée russe sur le "Champ des Soldats"; les combats font des milliers de morts. L'offensive allemande se poursuit vers la ville de Voronej, appuyée pendant 10 jours par des raids aériens où 2000 avions bombardent chaque jour la ville. Les troupes allemandes et hongroises composées de soldats d'élite SS occupent la ville le 7 juillet 1942, sur la rive droite du Voronej sans réussir à traverser la rivière. L'occupation est dramatique pour la population : destruction de la ville, victimes civiles, exactions, population fusillée ou pendue, déportations vers le camp de concentration d'Ostrogosk ou vers l'Allemagne, travail forcé pour construire une voie ferrée...

L'armée russe est peu nombreuse car il faut défendre Moscou en priorité; puis la contre-offensive est lancée où l'héroïsme des soldats russes est remarquable. La bataille dure 7 mois. Voronej est libérée en janvier 1943. La ville est détruite à 95% : il faut maintenant reconstruire...

Les lieux de mémoire :

La place de la Victoire et la flamme éternelle

La bataille de Voronej

Le charnier des soldats russes et le monument commémoratif

La statue du facteur militaire ou vaguemestre

La bataille de Voronej

70% des rues portent un nom en rapport avec la guerre

Le cimetière militaire hongrois : 200 000 Hongrois y sont enterrés dans ce lieu devenu un territoire appartenant à la Hongrie

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 09:28

Voyage en Russie organisé par Davaï: Elets - Voronej (juin 2016), témoignage de Françoise Mulot :

"Aujourd'hui le métropolite de Voronej vient présider la messe dans la cathédrale de la Vierge de Vladimir à Zadonsk.
Entouré des acolytes habillés de soutanes bleues richement brodées, le métropolite s'avance. Les femmes, nombreuses, se précipitent pour embrasser sa main; les nonnes se réjouissent de cette visite et virevoltent dans leur costume noir qui, du coup, parait moins triste.
Le cortège traverse la cour du monastère alors que les cloches sonnent joyeusement pour fêter le personnage le plus élevé dans la hiérarchie religieuse de la région.
Avant, l'église a connu l'agitation des préparatifs pour un accueil digne du métropolite: les popes ont nettoyé l'église, déroulé les tapis; les nonnes ont fabriqué des bouquets de pivoines qui embaument les icônes. Les fidèles, nombreux, ont allumé des centaines de cierges.
Le cortège s'arrête devant les reliques de St Tikhon, le protecteur des Terres Noires et du Sud de la Russie. St Tikhon est vénéré pour la création de plusieurs monastères que nous avons visités: notamment, le monastère des femmes où se trouve la cellule du Saint.
Confisquées pendant la période soviétique, les reliques ont été exposées à Yelets dans le musée "anti-religion", mais les babouchkas ont détourné le projet en venant par milliers en pèlerinage dans ce musée.
La cérémonie continue avec les chants, l'ouverture de l’iconostase, la procession et la bénédiction avec l'encens. Les fidèles s'inclinent, respectueux.
Il faudrait
venir à Zadonsk le 26 août, jour de la fête de St Tikhon qui rassemblent des foules de fidèles."

Photos: Françoise Mulot.

St Tikhon protecteur des Terres Noires
St Tikhon protecteur des Terres Noires
St Tikhon protecteur des Terres Noires
St Tikhon protecteur des Terres Noires

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 22:34
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

D'habitude, pour nous Occidentaux, Pierre le Grand est l'homme du Nord, celui qui a ouvert la Russie à l'Occident et qui a créé la ville de Saint-Pétersbourg sur les bords de la mer Baltique. Or, pendant notre voyage dans la région de Voronej (organisé par l'association Davaï au mois de juin 2016), nous croisons plusieurs fois le grand Tsar et pourtant nous sommes dans le sud de la Russie...

Les Terres Noires ou tchernoziom: toute la région est une steppe, "le champ sauvage", territoire contrôlé par les Tatars, les Mongols de la Horde d'Or; puis, à la fin du 16è et début 17è s., les Slaves et les Russes commencent à conquérir ces terres et installent des villes forteresses pour protéger les frontières. Pierre le Grand veut consolider définitivement les conquêtes des terres du sud pour éviter les pillages et les rapts qui touchent les populations russes installées au milieu du 17è s. Il ordonne aussi les premiers labours et les premières cultures dans ces grandes plaines très fertiles, travaux que Catherine II continuera d'encourager et qui feront de la région le grenier à blé de la Russie.

L'ouverture vers le sud : l'ambition de Pierre le Grand est de repousser la frontière de la Russie jusqu'à la mer d'Azov, porte ouverte vers la mer Noire et l'Europe du sud. Pour cela, il construit des chantiers navals à Voronej afin que les bateaux puissent descendre le Don. C'est le début de la flotte russe. La frontière est élargie jusqu'à Azov et Voronej se retrouve au milieu de l'Etat russe dès 1700. En même temps s'y développe une industrie pour la fabrication de canons afin d'équiper les navires.

Nous visitons le "Гото Предестинация" (Goto Prédestination ?) qui est la réplique exacte du bateau construit par Pierre le Grand en 1698 et qui descendit le Don jusqu'à Azov, à 700 km, avec un équipage de 253 marins et un armement de 58 canons. Auparavant, Pierre le Grand et son équipage avaient reçu la bénédiction du métropolite dans l'église de la Dormition de la Ste Vierge, aujourd'hui église de l'Amirauté, construite sur le quai de la rivière Voronej.

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

Pour développer la construction navale, le tsar reçoit l'aide des grandes familles nobles de la région, dont celle de Vénévitinov; nous visitons le domaine de cette grande famille qui compte de nombreux hommes célèbres dont le poète Dmitri (1805-1827).

Kostenki ou musée des mammouths : Pierre le Grand encourage les fouilles à Kostenki dès 1703, lorsque sont découvertes les traces de villages et d'habitations, datant de 20 000 ans, construites avec des os de mammouths sur les collines de la rive droite du Don. C'est le début de l'archéologie russe.

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

L'église et le monastère des falaises de Divnagorié : Pierre le Grand avait décidé de fermer cette église creusée dans la falaise, car il restait peu de moines. Venu sur place, il a l'occasion de suivre un office et d'entendre les chants orthodoxes. Remarquant l'acoustique exceptionnelle de l'église, il change d'idée et sauvegarde l'église et le monastère, tout en tirant un feu d'artifice avec des canons sur le site!!!

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

Pierre le Grand a créé la première école russe, le premier journal, a ouvert le premier musée de Russie. Malgré un côté obscur et violent, ce grand réformateur a changé le visage de la Russie.

Françoise Mulot.

Photos: Françoise Mulot, Sarah Duval

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 19:11

Fin mai, une petite bande de français accompagnée de leur professeur de russe ont pris l'avion direction la Russie ! Et pas n'importe quelle région ! Moscou et Saint Pétersbourg c'est trop connu alors nous avons choisi le sud de la Russie. La région des terres noires. Nous avons posé nos valises dans deux villes pour y explorer les alentours : Elets et Voronej.
Alors pourquoi le sud me demanderez-vous ? Il s'agit tout simplement de la région d'origine de notre professeur, Nadia. Elle s'est démenée d'arrache pied pour que ce voyage se réalise et elle est venue à bout de sa mission avec brio. Sans elle nous n'aurons jamais pu découvrir cette région méconnue des touristes étrangers. Merci encore Nad
ia !

Notre expédition commence donc dans la petite ville de Elets (environ 100 000 habitants). Nous avons pu y voir les productions traditionnelles locales telles que les dentelles, les Valenki (ces bottes en feutre) ou encore les garmochka (accordéon russe). Aussi nous avons vu quelques monastères orthodoxes. Et c'est très surprenant de voir que ces lieux religieux sont encore pleins. De voir ces jeunes filles pieuses, faisant la queue pour saluer le métropolite ou encore pour embrasser les reliques. Sans oublier les chants des messes... envoûtants.

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

Petite anecdote : nous avons fait la rencontre du maire de Elets! En effet un groupe de français dans ces régions ça ne passe pas inaperçu, alors la mairie a tenu à nous rencontrer afin de discuter avec nous. Et de nous transmettre un message de paix malgré les tensions politiques. Ils aimeraient tant que d'autres que nous viennent après dans leur ville pour voir à quel point leur pays, leur région est riche d'histoire, de culture et de vie. Et pourquoi pas développer des échanges culturels. Évidemment l'entretien s'est fait devant les caméras de la télévision locale, histoire de rendre les choses encore plus officielles !

Et pour finir nous ne pouvons pas parler de Elets sans parler de l'écrivain Ivan Bounine, qui est ici une célébrité locale. Beaucoup de statues à son effigie. Des visites de sa maison sont possibles aussi. Bref les gens l'aiment, et il leur rend à travers ses récits dans lesquels il décrit parfaitement l'âme russe et cette région dans laquelle il a grandi. Je ne ferai pas ici étalage de toute la vie de cet auteur. Cela prendrai trop de temps mais je vous encourage à faire vos propres recherches et pourquoi pas découvrir ses œuvres !

Seconde petite anecdote : nous avons fait la rencontre de Mr Krikounov. Collectionneur d'art qui nous a fait visité ses collections. Et cerise sur le gâteau, il a partagé sa table avec nous. Enfin plutôt ses tables puisque rien que notre groupe était composé de 20 personnes ! Ce monsieur avait aussi invité des amis à lui. Je pense que vous ne serait que très peu surpris si je vous dit que l'accueil fut plus que chaleureux, que la vodka a coulé à flot (et pas que la vodka d'ailleurs) et que des voix en français et en russe se sont élevées pour chanter de tous notre cœur des chansons. Jamais, je pense, aucun d'entre nous n'oubliera cette chaleureuse soirée.

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

Ensuite nous sommes descendus un peu plus au sud, direction Voronej. Changement total de ville. Ici il y a 1 millions d'habitants. Nous avons bien évidemment fait un petit tour de la ville accompagnés d'une guide qui nous a expliqué son histoire au fil des siècles. Notamment au siècle dernier, durant la seconde guerre mondiale. Nous avons pris conscience du prix payé par la population de Russie dans cette guerre. Et aussi du peu de reconnaissance que nous montrons à nos frères de l'est. Nous avons été émus de voir que même aujourd'hui encore les monuments aux morts sont fleuris par la population au quotidien. Nous avons eu la démonstration devant nos yeux. Un jeune couple de marié et leurs invités sont venus déposés des fleurs sur le plus grand monument de la ville : cette énorme statut représentant les divers personnes de la ville (soldats, femmes, enfants etc) qui forment un mur devant l'invasion allemande. A leur pied, une flamme éternelle. Et ces jeunes gens venus déposer le jour de leur mariage un bouquet de fleur...

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

On ne peut pas parler des terres noires sans parler des différentes réserves naturelles, ou même tout simplement, de la nature en générale. Les gens, dans ce pays disposant de beaucoup d'espace cela se ressent dans leurs installations. Que se soit en ville ou à la campagne d'ailleurs. Des grandes rues en villes et des immenses steppes dans la campagne. Il en va de même pour les exploitations agricoles. Des grandes parcelles sans barrières autour et des fossés ou les herbes poussent sans jamais être coupées. Comme pour montrer qu'ici la vie est paisible et libre. Parmi les sites que nous avons vu je peux cité : les falaises de Vorgolski, la réserve de Galichya Gora, le village Kostenki (village archéologique mondialement connu), ou encore le monastère de Divnogoryé (à la fois lieu de randonnées et complexe archéologique)

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

Un point commun à tous nos guides : des personnes passionnées par ce qu'elles nous montraient et ravies de transmettre un morceau de leur culture et/ou de leur histoire au petit groupe de français que nous étions. Aussi ouvertes à toutes nos questions et d'une très grande sympathie.
Pour ma part, excepté la barrière de la langue qui au fil des années diminuera, je me suis sentie bien là bas. Un peu comme un autre chez moi. Aucune personne ne s'est montrée hostile envers nous. Bien au contraire. Nous avons soulevé beaucoup d'interrogations et de curiosité. Et avons surtout été victime de tellement de marques d'affection et de sourires qu'il nous aurait fallu plus que tous nos doigts réunis pour les compter. Nous avons croqué dans cette belle Russie authentique, et nous en reprendrions volontiers une bouchée tellement c
'était délicieux.

Sarah Duval

Photos: Sarah Duval, Françoise Mulot.

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:21

Du 29 mai au 6 juin, 20 "davaïstes" ont visité plusieurs villes russes, dans les régions de Lipetsk et Voronej.

Nous étions accueillis comme des rois dans la ville de Yelets - première sur notre trajet !
La télévision locale s'est déplacée pour faire le reportage sur notre séjour!
Entre parenthèses: Yelets est une ville fort sympathique de 100 000 d'habitants, avec un patrimoine splendide et une
histoire de 1000 ans.

Un très grand merci aux habitants de Yelets pour cet accueil si chaleureux et...
voici "notre" reportage
russe :

La présentation du journaliste russe:

"Voyage dans les terres de Bounine. La ville de Yelets vient de recevoir un groupe de touristes français.Il s’agit des membres de l’association franco-russe «Davaï». Auparavant ils ont déjà effectué des voyages à Moscou et St Pétersbourg. Yelets est la troisième ville qui a suscitée l’intérêt des Français. Lors de l’entretien avec le maire de Yelets, Monsieur Sergueï Panov, ils ont exprimé leurs impressions concernant la province russe."

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