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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:51

Traduction collective de: Françoise, Catherine, Maryvonne, Guy, Jacques, Stéphane, Pascal.

Avec le soutien de: Anna et Nadia.

Remerciements particuliers à Véronika Perminova ( ici ) pour la traduction du poème!

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Je veux raconter un épisode de l'histoire de Iélets qui a un rapport indirect avec la France.

Iélets est la ville où repose, après ses 23 dernières années de ministère, l'archimandrite Isaac, né Ivan Vassilievitch Vinogradov à Saint-Pétersbourg le 12 février (25 février) 1895.

En 1913, après avoir achevé avec succès l'école n°1 de Realny, le jeune Ivan Vassilievitch Vinogradov entre au séminaire de Saint-Pétersbourg. Le 22 octobre 1914, le futur archimandrite a été consacré comme chantre. A partir de ce moment-là, il est devenu clerc de l'église orthodoxe. Avec un très grand respect, l'archimandrite Isaac se souvenait d'avoir eu la chance d'étudier sur la table même qu'occupait, en son temps, notre Saint Tikhon (né Bélavine), patriarche de toutes les Russies (1).

En 1914 commença la Grande Guerre (on l'appelait alors la Seconde Guerre Patriotique). Le Saint-Synode appela tous les orthodoxes à rejoindre le champ de bataille. Et dès lors, l'étudiant Vinogradov, ainsi que les autres séminaristes, ont été mobilisés, envoyés en formations accélérées (les cours étaient réduits à 6 mois au lieu de deux ans).

Le 1er octobre 1916, Ivan Vassilievitch Vinogradov fut nommé officier après cette formation rapide à l'école militaire d'infanterie Vladimirsky à Krasnoié Siélo, près de Petrograd. Ensuite ce fut le front de Roumanie, la Révolution de Février, l'engagement dans l'Armée des Volontaires (2), deux blessures, la Campagne de Glace (3) avec le régiment Drozdovski (4) (1200 km de combats). Il fit le vœu que, s'il revenait vivant, il deviendrait moine.

Ivan Vinogradov en tant qu'officier de l'armée de tsar

Ivan Vinogradov en tant qu'officier de l'armée de tsar

Fin mars 1920, ce fut l'exode. A une heure du matin, dans le port de Novorossiisk (5), le régiment de Drozdovski embarqua sur le bateau «Ekaterinodar». Ensuite, ce fut Gallipoli, le campement à découvert en plein champ, l'amertume et le désespoir, les errances à travers la Bulgarie.

Ayant appris que le recrutement était en cours pour l'institut de théologie Saint Serge récemment créé à Paris (6), Ivan arriva en France et devint l'un des dix premiers étudiants de l'institut. Peu après, le métropolite Euloge lui fit prendre l'habit, sous le nom d'Isaac, en l'honneur du vénérable Isaac le Dalmate (7).

L'armée des Volontaires

L'armée des Volontaires

A partir de 1929, le père Isaac exerça son ministère à Prague. La capitale tchécoslovaque était alors considérée comme « l'Oxford russe ». C'est là que beaucoup de nos scientifiques avaient trouvé refuge. A la fin des années 20, on a construit des logements pour les professeurs et les savants russes dans le quartier Dejvicie (8). Dans l'un d'eux, une église fut aménagée. Les russes avaient aussi l'église de la Dormition située dans le cimetière praguois d'Olsany (9) mais la plus importante était la cathédrale Saint Nicolas. L'archimandrite Isaac exerça son ministère dans cette cathédrale pendant toute la durée de la guerre.

Le 24 mai 1945, des agents du contre-espionnage soviétique l'appréhendèrent. Ils l'accusèrent d'avoir consenti, en 1944, à devenir le prêtre principal de l'UGCR (10). Le père Isaac fut emmené à Lvov et jeté dans une cellule surpeuplée. Des prisonniers de droit commun lui arrachèrent une petite icône incrustée de nacre avec laquelle ses parents l'avaient béni avant son départ à la guerre de 1914.

Le 3 mai 1946, suite aux requêtes de l'archevêque Serge et du patriarche Alexis 1er, il fut libéré et envoyé en relégation à Aktioubinsk (11).

En 1958, l'archimandrite Isaac devint le doyen de la cathédrale de l'Ascension de Iélets.

Archimandrit Isaac

Archimandrit Isaac

Je suis chevalier et moine

Je suis chevalier et moine. Tel assemblage

Pour notre siècle pratique est plutôt étonnant.

Moine, c’est le métier d’un autre âge,

Et de l’esprit chevaleresque nous sommes loin.

 

Comme Don Quichotte, j’ai toute mon espérance

De me battre pour mon rêve et mon idéal.

Je ne me crois pas meilleur, mais je crois à la Providence

Et à la justice qui triompherait du mal.

 

Vivre sans espoir, il n’y a rien de pire

Et je chéris l’espoir d’une vie plus belle.

Mon rêve, encore vague, ne fait que s’agrandir

Toutefois, je le vois presque réel.

 

Tel un chevalier, je sacrifierais ma vie,

De toutes mes forces combattant le tort.

Je me suis dévoué à servir ma Patrie :

Couronnée de gloire, la mort me fait moins peur.

 

Mais le jour où viendra enfin cette ère,

Quand la Sainte Russie sortira du malheur,

J’abandonnerai le dur labeur militaire

Et une cellule de moine sera ma demeure.

 

Ainsi j’oublierai les batailles passées,

Des jours d’antan la course vaniteuse,

Dans les prières et les pieuses pensées,

Sous la lumière scintillante des veilleuses.

I.V. Vinogradov - 1919

Ivan Vassilievitch, l'auteur des vers célèbres «la marche du régiment», «la campagne de Roumanie», archimandrite Isaac est décédé le 14 janvier 1981 à près de 86 ans et inhumé dans le cimetière de Ielets. Voilà l'homme qui a vécu à Iélets et dont tous les habitants se souviennent encore avec émotion.

P.S En février 1973, Ivan Vassilievitch m'a baptisé dans la cathédrale de l'Ascension de Iélets.

Respectueusement,

Victor Magomedkhanov – Iélets - «Ville au passé militaire glorieux» de Russie (12)

La cathédrale de l'Ascension de Iélets

La cathédrale de l'Ascension de Iélets

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(1) Saint Tikhon de Moscou, né Vassili Ivanovtich Bélavine (1865-1925) fut le dernier patriarche de la Russie impériale; il est enterré au cimetière du monastère Donskoï où il avait été détenu jusqu'à sa mort.

(2) L'Armée des Volontaires est l'une des premières armées blanches de la guerre civile; elle opéra principalement dans le sud-ouest de 1918 à 1920; dirigée par le général Kornilov, puis le général Dénikine, elle battit en retraite et fut évacuée depuis le port de Novorossiisk vers la Crimée.

(3) La Campagne de Glace : en février 1918, l'Armée des Volontaires dut se retirer de Rostov-sur-le-Don et fit route vers le Kouban pour rejoindre et s'unir avec les Cosaques du Kouban, formant ainsi une armée d'un effectif de 6000 hommes.

(4) Mikhaïl Gordeïevitch Drozdovski (1881-1919) est un vétéran de la guerre russo-japonaise et de la Première Guerre mondiale; général de l'Armée blanche, il organise une division de volontaires depuis la Roumanie, traverse l'Ukraine et rejoint l'Armée des Volontaires sur le Don.

(5) Novorossiisk abritait, pendant la guerre civile, les quartiers de l'Armée blanche; l'évacuation par la mer, chaotique, surnommée "la catastrophe de Novorossiisk", permit à 33000 personnes d'être évacuées vers la Crimée, Constantinople et la Grèce.

(6) L'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge à Paris, créé en 1924 par le métropolite Euloge, était destiné à former des prêtres orthodoxes pour les communautés russes de la diaspora. Il est devenu une pépinière religieuse et spirituelle d'où sont sortis des centaines de prêtres et théologiens.

(7) Isaac le Dalmate (4è s.) est un ermite vivant dans le désert au temps des persécutions de l'église orthodoxe; puis soutenu par l'empereur Théodose le Grand, il créa le premier monastère orthodoxe de Constantinople.

(8) Dejvice est un quartier de Prague construit à partir des années 1920.

(9) Le Cimetière d'Olsany est le plus grand des cimetières de Prague; y est enterré Jan Palach (1948-1969).

(10) UGCR = L'Union Générale des Combattants Russes était une organisation militante anticommuniste russe blanche, fondée en 1924 par le général Wrangel, pour maintenir un lien entre les militaires russes de l'émigration. Organisation dissoute en 2000.

(11) Aktioubinsk est une ville du Kazakhstan où de nombreux exilés déportés de l'époque stalinienne affluèrent.

(12) La ville de Iélets ne fait pas partie des 12 "Ville Héros" de Russie, mais a été proclamée "Ville au passé militaire glorieux" en raison des épisodes de sa longue histoire militaire prestigieuse.

 

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:49

Хочу рассказать один момент из истории Ельца, косвенно имеющий отношение к Франции. Город Елец - место последнего постоянного (23 года) служения и упокоения архимандрита Исаакия, в миру Ивана Васильевича Виноградова, который родился в Санкт-Петербурге 12 февраля (25 февраля) 1895 г. В 1913 году, после успешного окончания 1-го Реального училища, юный Иван Васильевич Виноградов поступает в Санкт-Петербургскую Духовную академию. 22 октября 1914 года будущий архимандрит был посвящен в стихарь. С тех пор он стал клириком Православной Церкви. С особым чувством почтения архимандрит Исаакий вспоминал о том, что ему выпало счастье учиться за столом, где в свое время сидел наш Святой Всероссийский Патриарх Тихон (Белавин).

В 1914 году началась Великая война (ее тогда еще называли Второй Отечественной). Святейший Синод призвал всех православных идти на ратное поле. И студента Виноградова, как и других слушателей Духовной академии, мобилизовали в армию, направив для начала на срочные (вместо двух лет курс был сведен к шести месяцам) курсы. Иван Васильевич Виноградов был произведен в офицеры после окончания ускоренного курса Владимирского пехотного военного училища в Красном Селе под Петроградом 1 октября 1916 года. Потом был Румынский фронт, Февральская революция, вступление в добровольческую армию, два ранения, Ледяной поход с отрядом полковника Дроздовского (1200 километров с боями). Он дал обет, что если останется жив, то станет монахом.
 

И.В. Виноградов-офицер Русской Императорской армии.

И.В. Виноградов-офицер Русской Императорской армии.

В конце марта 1920 года — исход. В час ночи в Новороссийском порту дроздовцы погрузились на пароход «Екатеринодар». Потом — Галлиполи, палатки под открытым небом, в голом поле, горечь и отчаяние, скитания по Болгарии. Виноградову пришлось и батрачить, продавать газеты, наниматься на щеточную фабрику.

И.В. Виноградов - офицер Белого движения.

И.В. Виноградов - офицер Белого движения.

Узнав, что в Париже идет набор в только что созданный Свято-Сергиевский богословский институт, Иван добирается до Франции и оказывается в числе десяти первых студентов. Вскоре митрополит Евлогий постригает его в монашество с именем Исаакий — в честь преподобного Исаакия Далматского. С 1929 года отец Исаакий служит в Праге. Столицу Чехословакии называли тогда «русским Оксфордом». Здесь нашли пристанище многие наши ученые. В конце 1920-х годов для русских профессоров и преподавателей в пражском районе Дейвице было построено несколько жилых домов. В одном из этих профессорских домов была устроена домовая церковь. Еще у русских был храм Успения на Ольшанском кладбище. А главным был Свято-Николаевский собор. Архимандрит Исаакий продолжал служить в этом соборе всю войну.

24 мая 1945 года за ним пришли советские контрразведчики. Его обвинили в том, что в 1944 году он согласился стать главным священником РОВС (Русского Обще-Воинского Союза). Отца Исаакия привезли во Львов, втолкнули в переполненную камеру. Уголовники тут же сорвали с батюшки маленькую перламутровую иконку, которой родители благословили Ивана перед его уходом на войну в 1914 году. 3 мая 1946 года после ходатайств архиепископа Сергия (Королёва) и патриарха Алексия I отца Исаакия освободили и направили на поселение в Актюбинск. В 1958 году архимандрит Исаакий стал настоятелем Вознесенского храма в Ельце.

 

Архимандрит Исаакий.

Архимандрит Исаакий.

Я РЫЦАРЬ И МОНАХ

 

Я рыцарь и монах. Такое сочетанье

Необычайно в наш практичный век,

Когда монахом быть нет у людей желанья,

От рыцарства далек наш человек.

 

Но я, как Дон-Кихот, храню в душе стремленье

Бороться за мечту и верить в идеал.

Не лучше я других, но веру в Провиденье

И в справедливость я не потерял.

 

Нельзя на свете жить, надежды не имея.

Надеждой светлою и я всегда живу,

Мечту неясную так бережно лелея,

И видя сны, нередко наяву.

 

Как рыцарь, я готов, не пожалев ни жизни,

Ни сил своих, со злом бороться до конца.

И отдал я себя служению Отчизне:

Ведь смерть не так страшна в сиянии венца.

 

Когда ж настанет день надежды исполненья

И выйдет из беды Святая наша Русь,

Я брошу тяжкий путь военного служенья

И в келлии монахом затворюсь.

 

И позабуду я испытанные битвы,

И прежних дней нечистоту и смрад

В словах божественной задумчивой молитвы,

В сиянии мерцающих лампад.

Виноградов И.В. 1919 год

 

Иван Васильевич автор стихов знаменитого "Дроздовского марша" - "Из Румынии походом..." Архимандрит Исаакий скончался 14 января 1981 г. в возрасте 86 лет без одного месяца, похоронен на кладбище г. Ельца. Вот такой жил человек в Ельце, которого до сих пор тепло вспоминают ельчане.

P.S. В феврале 1973 г. Иван Васильевич крестил меня в Вознесенском соборе г. Ельца.

С уважением, -- Виктор МАГОМЕДХАНОВ - Елец - город воинской славы России

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10 mars 2017 5 10 /03 /mars /2017 14:43

Ce projet a vu sa naissance petit à petit... Au mois de juin 2016 Davaï a organisé son troisième voyage en Russie pour ses adhérents. Cette fois-ci nous sommes partis découvrir des villes et des villages russes peu connus sur la carte du tourisme mondial. Elets  (Yelets, Iélets - plusieurs écritures rencontrées en français) - une "bourgade" de 100 000 habitants se situant dans la région de Lipetsk, sur la route menant de Moscou directement aux confins du sud de la Russie. Nous avons été charmés par ce séjour plein de rencontres, de découvertes, d'observations et de belles surprises. Notre présence à Elets s'est également traduite en une sorte d' "événement local"! Nous avons été chaleureusement accueillis par le maire en personne, deux équipes de la télévision régionale se sont déplacées pour faire des reportages, des journaux locaux ont aussi mis tout particulièrement en lumière les "touristes français".

Enfin, à notre retour, l'écho de notre séjour russe n'a pas cessé de retentir. Un habitant de Elets nous a retrouvé par internet et voila qu'une solide correspondance amicale a vu le jour. Il se trouve que Viktor Magomedkhanov est le président d'une association locale pour la promotion culturelle de la ville de Elets. Passionné d'histoire, bénévole enthousiaste, il nous a envoyé plusieurs textes concernant les liens de sa terre natale avec la France. Et quand on parle avec un Russe de l'amitié des deux peuples, il prend ses paroles très au sérieux!

Alors, nous voilà avec plusieurs récits, en russe... Comment, de notre côté, contribuer à cet élan de faire connaitre ces histoires, si importantes aux yeux des Russes, de les faire partager au delà des frontières? De cette intention nait le nouveau projet de Davaï: notre atelier de traduction.

J'ai proposé à mes étudiants du centre d'animation La Prairie (à Caen) de nous rencontrer deux fois par mois, en dehors de nos cours, afin de donner à ces textes un souffle français. Et c'est parti!

Je remercie très chaleureusement tous les participants de cet atelier pour la bonne volonté et la bonne humeur avec lesquelles ils viennent à ces rencontres.

Nous publierons, au fur et à mesure de nos avancements, les articles en deux versions (russe et française). Suivez nous!

Amicalement,

Nadia Stettler.

Photo d'archive: Les étudiants en russe de La Prairie (nous ne sommes pas tous là!)

Photo d'archive: Les étudiants en russe de La Prairie (nous ne sommes pas tous là!)

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 14:45

С НОВЫМ ГОДОМ ВАС ВСЕХ!!

Aujourd’hui, je ne sors pas, il fait trop doux .......- 14°

Le redoux risque d’amener des maladies.

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9

Alors, je voudrais vous raconter, vous décrire, ces deux semaines de fêtes ici.

Deux semaines où la vie s’arrête presque totalement pour ce qui concerne les administrations.

Bon, d’abord notre Noël catholique.... là, nous étions un peu... comment dire? les seuls!!! (avec des copains du village pour une fête familiale).

Nous publions la photo avec l’autorisation des copains, des Russes de retour d’Ukraine:

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9

Nous voulions un sapin et une crèche. En pays orthodoxe où trouver les personnages de la crèche? Anna a pensé plus simple de les faire, voici le résultat :

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9
Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9

Puis la fête de fin d’année de l’école (14 élèves du cours préparatoire à la troisième de collège). Désolé pour la qualité de l’image, elle était prise à partir d’un téléphone portable dans la semi-obscurité, nous n’avons pas su faire mieux. Les personnages sont, bien sûr, les enfants de l’école.

 

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9

Puis le 29 décembre où le petit village du bout du monde... vous savez, celui là

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9

a organisé une soirée.

Ce village ..........30 km de toutes les commodités, pas de médecin, pas de pharmacie, pas de distribanques... pas de route (la route se termine la)........pas de.........pas de… je ne sais quoi encore !.mais des gens formidables qui se battent pour faire vivre leur culture......

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 9

Cette année, nous étions un peu comme des VIP parce que nous avions offert aux 14 élèves de notre école un petit goûter après la fête scolaire et que nous avions proposé la multitude de surplus de gateaux, bonbons et autres boissons pour la soirée « récréative ».

Donc ce soir là, en route pour la "дом культуры" (centre culturel).

Après cette soirée, il y avait un repas entre organisateurs et proches, nous en étions.

Et la, les dames ont chanté cette chanson que, bien sur, vous connaissez tous (une chanson de fête universellement connue ici).

 

L’entendre ainsi, c’est bien joli, mais l’entendre un soir d’hiver, ici quand il neige, qu’il fait noir et froid, et que les gens chantent leur pays sans fioritures, sans envie de paraître, juste comme ça.......... je vous assure que c'est touchant et impressionnant (même si, soyons honnête, ce n’est pas tout à fait excellent, avec le « cheval » qui hennit en arrière fond ( la vodka fait toujours cet effet-là ) )

Nous l’avons enregistré à l’improviste sur un tel portable .. ce n’est pas très bon mais c’est authentique:

 

Maintenant, une petite touche d’humour si vous permettez :

Je souffre beaucoup avec les aspects des verbes, les verbes de mouvement......... et je trouve injuste de souffrir seul !!

Alors, je me suis dit que Madame Stettler aimerait sans doute vous faire travailler un petit karaoké sur une chanson dont ma princesse slave (mon épouse) m’assure qu’elle est tout à fait traditionnelle.

удачи!!!! (bonne chance!)

 

Puis est arrivé Nouvel An ..... avec 40 cm de neige (sortir de la maison en ski de fond est bien amusant quelquefois).

Partir en voiture est beaucoup moins amusant!! (merci à notre "УАЗ ПАТРИОТ" (marque de voiture russe tout terrain) qui nous tire de toutes les situations les plus inconfortables).

Hier, 7 janvier, nous fêtions le Noël orthodoxe...... nous sommes allés à l’église écouter les chants..... pas longtemps, il faisait -5° dans l’église ! (ici les fidèles sont vraiment fidèles).

Aujourd’hui je passe pour un martien avec une galette des rois de ma confection......

et demain ...régime !!

Vous voyez, la vie ici est différente par bien des cotés, mais pas moins douce…. sauf que les Babouchkas me demandent sans cesse pourquoi je ne porte pas de chapeau! il faut porter un chapeau (спасибо за совет Бабушка!!)

Oups !! j’allais oublier ! si vous venez en Russie profonde, que vous êtes d’un naturel jovial, enclin à chantonner ou à siffloter ...... surtout ne sifflotez pas dans un magasin ou vous aurez cette réflexion : « не свисти, денег не будет !! »

Une dernière petite chose: j’ai obtenu mon "вид на жительство" (titre de séjour)... enfin, je veux dire que je sais qu’il est là, je l’ai vu! Je ne l’ai pas avec moi car la dame a dit que ce n’était pas le jour et elle l’a renfermé bien soigneusement dans le coffre fort .... nous allons le chercher jeudi qui est le bon jour d’après les astrologues !!

Voila.....encore quelques petites impressions de Russie.

Amitiés à tous les russophiles,

Anna et Michel.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 09:35

EXPOSITION: en ce moment (décembre 2016 - janvier 2017) à la médiathèque de Colleville-Montgomery: 11, Grande rue. Tél.: 02 31 97 50 65.

C’est une exposition collective issue de notre dernier voyage en Russie organisé par l’association Davaï au mois de juin 2016. Vingt Français sont partis découvrir deux régions russes : celles de Lipetsk et de Voronej. Plusieurs villes nous ont accueillis les bras ouverts, plusieurs rencontres passionnantes nous ont surpris et enchantés. Ces deux provinces se situent à 600 km au sud de Moscou ; dans certains endroits, nous étions les premiers « touristes étrangers », mais partout nous avons senti l’accueil chaleureux et sincère des habitants, leur amour envers leurs terres natales et ce désir de nous transmettre cette affection, de partager leur grande Histoire, leur richesse culturelle, leurs vastes espaces jonchés des légendes et des coutumes accumulées par le temps et les peuples y vivant…

Alors, à travers ces photos, nous voudrions apporter notre modeste contribution à la  promotion et la découverte de cette Russie encore très peu connue et, parfois, très mal comprise…

Plusieurs participants de ce voyage ont sélectionné les photos les plus « parlantes », leurs « préférées ». L’association Davaï a pris en charge leur impression et l’encadrement. Avec l’accord de tous nos photographes, nous proposons la vente de leurs clichés au prix unique de 20 euros (photo avec son cadre) au profit de l’association Davaï afin de couvrir quelques frais dûs à l’organisation de cette exposition.

Chaque photo est numérotée, il suffit de la réserver à cette adresse : asso_davai@hotmail.fr, elle sera à vous à la fin de cette exposition, avec, bien évidemment, la description de l’endroit où elle a été prise.

Nous vous remercions à l’avance pour votre attention !

L’équipe de Davaï

Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï
Voyages en Russie de l’association Davaï

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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 17:43

L'article issu du voyage en Russie, dans la région de Voronej, organisé par l'association Davaï au mois de juin 2016:

A Ramon, petite ville près de Voronej, nous avons visité le domaine des Vénévitinov, vieille famille noble de la région dont certains membres se sont illustrés en aidant Pierre Le Grand à construire sa flotte et d'autres en participant aux guerres de Catherine II.

Le plus illustre des Vénévitinov est Dimitri, le poète (1805-1827), lointain parent d'Alexandre Pouchkine, qui appartenait aux cercles littéraires et artistiques de Moscou. Dans le manoir où les pièces évoquent la vie des nobles de province du 18è et du 19è siècle, on peut admirer le beau portrait de Zénéide Volkonsky, poétesse, animatrice d'un salon musical à Moscou, qui fut le grand amour de Dimitri Vénévitinov.

Hommage aux femmes des Décembristes

La sœur de Zénéide, Maria, est célèbre pour être une des onze femmes de Décembristes - dont deux Françaises - qui accompagnèrent leurs maris condamnés à l'exil en Sibérie, en 1825, après l'échec du complot visant à transformer le régime autocrate du tsar Nicolas 1er. Abandonnant leurs biens, leurs amis, la plupart s'installèrent dans la région d'Irkoutsk où, au milieu de grandes difficultés, ils développèrent une vie culturelle, fondèrent des écoles... On peut aujourd'hui visiter la maison des Volkonsky et celle des Troubetskoï à Irkoutsk.

Hommage aux femmes des Décembristes

Véra, notre guide, termina la visite du domaine par un concert de romances, dont celle qui rend hommage à ces femmes courageuses qui ont supporté l'exil par amour pour leur mari dans la lointaine Sibérie.

Deux romans évoquent cette histoire tragique :

Henri Troyat : La lumière des justes

Alexandre Dumas : Le Maître d'armes

 

Françoise Mulot

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:18

L'article écrit par Françoise Mulot après le voyage organisé par l'association Davaï dans la région de Voronej (juin 2016):

La bataille de Voronej

ИМЯ ТВОЁ НЕИЗВЕСТНО Ton nom est inconnu

ПОДВИГ ТВОЙ БЕССМЕРТЕН Ton courage est immortel

Cette phrase gravée dans le marbre honore les 120 000 soldats russes tombés à la Bataille de Voronej. Des fleurs fraîches déposées chaque jour, des photos d'anonymes exposées, une flamme éternelle : le souvenir des victimes reste vivace et pendant notre visite, un couple de jeunes mariés vient se recueillir et fleurir le mausolée. Le 9 mai, jour de la Victoire, le "Bataillon des Immortels" est une immense manifestation où les familles, dans un grand élan populaire et patriotique, défilent avec les photos de leurs morts. Le monument, grandiose, composé de 12 silhouettes indestructibles, évoque l'unité de la Russie face à l'ennemi.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, en juin 1942, l'armée allemande aidée de leur allié hongrois s'approche de la rive droite du Don, front stratégique de 100 km de long, et affronte l'armée russe sur le "Champ des Soldats"; les combats font des milliers de morts. L'offensive allemande se poursuit vers la ville de Voronej, appuyée pendant 10 jours par des raids aériens où 2000 avions bombardent chaque jour la ville. Les troupes allemandes et hongroises composées de soldats d'élite SS occupent la ville le 7 juillet 1942, sur la rive droite du Voronej sans réussir à traverser la rivière. L'occupation est dramatique pour la population : destruction de la ville, victimes civiles, exactions, population fusillée ou pendue, déportations vers le camp de concentration d'Ostrogosk ou vers l'Allemagne, travail forcé pour construire une voie ferrée...

L'armée russe est peu nombreuse car il faut défendre Moscou en priorité; puis la contre-offensive est lancée où l'héroïsme des soldats russes est remarquable. La bataille dure 7 mois. Voronej est libérée en janvier 1943. La ville est détruite à 95% : il faut maintenant reconstruire...

Les lieux de mémoire :

La place de la Victoire et la flamme éternelle

La bataille de Voronej

Le charnier des soldats russes et le monument commémoratif

La statue du facteur militaire ou vaguemestre

La bataille de Voronej

70% des rues portent un nom en rapport avec la guerre

Le cimetière militaire hongrois : 200 000 Hongrois y sont enterrés dans ce lieu devenu un territoire appartenant à la Hongrie

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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 16:23

Avant de laisser la place à ce nouvel article de Michel, je tiens à préciser que sa lettre nous est arrivée au mois d’août, en pleines vacances, mais aussi juste après notre "périple russe" - voyage organisé par l'association Davaï au mois de juin 2016 - dans les régions voisines de l'actuelle maison de Michel.

Merci Michel pour ce petit clin d’œil à vos "cousins" de France, c'est-à dire nous :-)

La prochaine fois nous ferons avec plaisir un petit détour pour vous saluer!!!

Alors, parole à Michel :

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 8

Un bonjour de vos cousins de Russie,

D’abord, nous sommes fâchés!!

Comment? Vous êtes venus à deux pas de chez nous ? Et vous n’avez pas pensé à venir prendre un thé?

Pourtant, de Elets à Oboyan, il n’y a guère que 200 km!

Ici, ce n’est pas grand chose!

Je plaisante, bien sûr, mais au moins ainsi, j’ai un bon préambule.

Je voudrais aujourd’hui vous raconter le 9 mai ...........et notre nouvelle voiture russe.............. et la fête de l’ambassade le 9 juillet à Moscou.

Et tant d’autres choses !

Alors.......d’abord, notre nouvelle voiture, pourquoi vous parler d’une voiture? Parce que nous avons acheté un «Uaz Patriot». Ne cherchez pas ! Il n’existe qu’ici!

Uaz est une marque russe qui fabrique depuis longtemps des petits utilitaires, des camionnettes qui équipent la police et l’armée par exemple.

Notre rue n’a de rue que le nom, pour tout dire c’est un affreux chemin de terre défoncé impraticable ou presque en automne et au printemps. Alors, il nous fallait un 4X4.

Anna pousse l’amour de son pays jusqu’à consommer «russe». Et puis ce 4X4 neuf coûte le prix d’une Citroen C4. Bon, les finitions intérieures (sellerie........) sont plus près de Lada que de Mercédès, mais c’est un véhicule fiable, très convenable, garanti 3 ans comme partout. Un seul inconvénient (rédhibitoire en France): il boit comme un cosaque (enfin, d’après ce qu’on m’a dit des cosaques..............pardon si ce n’est qu’une légende) mais ici, où le litre d’essence est à 50 centimes d’euro environ...c’est moins important.

Je m’inquiète juste un peu ..........nous serons en France avec ce char d’assaut à l’été 2017.......il faudra assumer son intempérance! (par contre, vu son volume, nous pourrons ramener de France la totalité des galeries Lafayettes).

Mais plutôt que les discours...quelques images ......

Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 8
Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 8
Michel Dupré : journal d'un Français en Russie - 8

Maintenant que j’ai parlé de nous et de notre quotidien... Il est une chose qui (je crois) touche terriblement les gens d’ici : la guerre de 1941-1945...

Comme tout le monde, je connaissais les chiffres: plus de 20 millions de morts en Russie entre 1941 et 1945. Mais mesurer sur place le souvenir de ce terrible traumatisme, je vous assure que c’est impressionnant...

Sans être cynique, je gardais une certaine distance vis à vis des commémorations.

Mais ici...............que dire? Dans notre village, si petit et si loin de tout.....le monument aux morts porte 500 noms pour un millier de maisons environ.

Ce 9 mai, j’ai vu des gens (trop jeunes pour avoir vécu cette période) pleurer en disant un texte ou un discours.

Toutes les villes, de la plus grande à la plus petite, célèbrent leurs morts avec ferveur. C’est à mon humble avis la plus importante manifestation de l’année. Les écoliers de toutes les écoles et de toutes les tranches d’age sont impliqués et participent en chantant, en disant des poèmes ou en jouant de petites pièces de théâtre......tout le monde est sur son trente et un.........et les fleurs couvrent le monument aux morts.

Le soir, c’est feu d’artifices et fêtes populaires.....un peu notre 14 juillet à la puissance 10...

Le jour de la Russie (le 12 juin) fait bien pâle figure à coté.

Ce 9 mai est peut être le seul jour de l’année ou les magasins sont totalement fermés (quand on pense que de minuscules boutiques de village peuvent être ouvertes de 9h à 22 heures tous les jours y compris le dimanche ....sauf ce jour la!!)

Quelque chose de plus léger maintenant:

Le 9 juillet, l’ambassade de France et diverses associations organisaient une «journée française» à Moscou (comme expatrié inscrit au consulat, nous étions invités).

Nous avons fait le déplacement (qu’est ce que 600 km?)

Soyons honnêtes, la famille de Kaluga nous accueillait, il ne nous restait que 200 km aller et 200 km retour pour vivre cette journée....autant dire rien!

À cette occasion nous avons côtoyé encore une fois les gens de l’UFE Russie (une association très active qui rassemble les membres de la communauté française en Russie) qui nous ont déjà beaucoup aidé par leur présence amicale et chaleureuse.

Tout une journée dans une usine de Moscou transformée en centre d’art (le centre Flacon) utilisé cette fois comme espace de manifestation et d’animation culturelle (musique, expositions, théâtre et.........le croirez vous? Espaces de restauration !!!!)

Nous avons pu constater à cette occasion que la communauté française en Russie est importante, dynamique et organisée.

Depuis nous sommes revenus à notre vie ordinaire, sous une canicule de 3 semaines.

Heureusement, ici, il y a des rivières, des lacs .........bref de l’eau à profusion toute proche et la baignade est facile et le plus souvent agréable et saine (nous sommes en parfaite santé après un mois de bains quotidiens!!!)

Voila, une vie qui ressemble à celle de tout le monde, et qui peut être aussi simple que partout.

Je suis désolé si ma petite relation du quotidien en Russie est un peu fade, s’il manque un souffle épique, un parfum d’aventure mais il y a loin de Michel Dupré à Michel Strogoff

Amitiés à tous,

Michel.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 09:28

Voyage en Russie organisé par Davaï: Elets - Voronej (juin 2016), témoignage de Françoise Mulot :

"Aujourd'hui le métropolite de Voronej vient présider la messe dans la cathédrale de la Vierge de Vladimir à Zadonsk.
Entouré des acolytes habillés de soutanes bleues richement brodées, le métropolite s'avance. Les femmes, nombreuses, se précipitent pour embrasser sa main; les nonnes se réjouissent de cette visite et virevoltent dans leur costume noir qui, du coup, parait moins triste.
Le cortège traverse la cour du monastère alors que les cloches sonnent joyeusement pour fêter le personnage le plus élevé dans la hiérarchie religieuse de la région.
Avant, l'église a connu l'agitation des préparatifs pour un accueil digne du métropolite: les popes ont nettoyé l'église, déroulé les tapis; les nonnes ont fabriqué des bouquets de pivoines qui embaument les icônes. Les fidèles, nombreux, ont allumé des centaines de cierges.
Le cortège s'arrête devant les reliques de St Tikhon, le protecteur des Terres Noires et du Sud de la Russie. St Tikhon est vénéré pour la création de plusieurs monastères que nous avons visités: notamment, le monastère des femmes où se trouve la cellule du Saint.
Confisquées pendant la période soviétique, les reliques ont été exposées à Yelets dans le musée "anti-religion", mais les babouchkas ont détourné le projet en venant par milliers en pèlerinage dans ce musée.
La cérémonie continue avec les chants, l'ouverture de l’iconostase, la procession et la bénédiction avec l'encens. Les fidèles s'inclinent, respectueux.
Il faudrait
venir à Zadonsk le 26 août, jour de la fête de St Tikhon qui rassemblent des foules de fidèles."

Photos: Françoise Mulot.

St Tikhon protecteur des Terres Noires
St Tikhon protecteur des Terres Noires
St Tikhon protecteur des Terres Noires
St Tikhon protecteur des Terres Noires

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 22:34
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

D'habitude, pour nous Occidentaux, Pierre le Grand est l'homme du Nord, celui qui a ouvert la Russie à l'Occident et qui a créé la ville de Saint-Pétersbourg sur les bords de la mer Baltique. Or, pendant notre voyage dans la région de Voronej (organisé par l'association Davaï au mois de juin 2016), nous croisons plusieurs fois le grand Tsar et pourtant nous sommes dans le sud de la Russie...

Les Terres Noires ou tchernoziom: toute la région est une steppe, "le champ sauvage", territoire contrôlé par les Tatars, les Mongols de la Horde d'Or; puis, à la fin du 16è et début 17è s., les Slaves et les Russes commencent à conquérir ces terres et installent des villes forteresses pour protéger les frontières. Pierre le Grand veut consolider définitivement les conquêtes des terres du sud pour éviter les pillages et les rapts qui touchent les populations russes installées au milieu du 17è s. Il ordonne aussi les premiers labours et les premières cultures dans ces grandes plaines très fertiles, travaux que Catherine II continuera d'encourager et qui feront de la région le grenier à blé de la Russie.

L'ouverture vers le sud : l'ambition de Pierre le Grand est de repousser la frontière de la Russie jusqu'à la mer d'Azov, porte ouverte vers la mer Noire et l'Europe du sud. Pour cela, il construit des chantiers navals à Voronej afin que les bateaux puissent descendre le Don. C'est le début de la flotte russe. La frontière est élargie jusqu'à Azov et Voronej se retrouve au milieu de l'Etat russe dès 1700. En même temps s'y développe une industrie pour la fabrication de canons afin d'équiper les navires.

Nous visitons le "Гото Предестинация" (Goto Prédestination ?) qui est la réplique exacte du bateau construit par Pierre le Grand en 1698 et qui descendit le Don jusqu'à Azov, à 700 km, avec un équipage de 253 marins et un armement de 58 canons. Auparavant, Pierre le Grand et son équipage avaient reçu la bénédiction du métropolite dans l'église de la Dormition de la Ste Vierge, aujourd'hui église de l'Amirauté, construite sur le quai de la rivière Voronej.

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

Pour développer la construction navale, le tsar reçoit l'aide des grandes familles nobles de la région, dont celle de Vénévitinov; nous visitons le domaine de cette grande famille qui compte de nombreux hommes célèbres dont le poète Dmitri (1805-1827).

Kostenki ou musée des mammouths : Pierre le Grand encourage les fouilles à Kostenki dès 1703, lorsque sont découvertes les traces de villages et d'habitations, datant de 20 000 ans, construites avec des os de mammouths sur les collines de la rive droite du Don. C'est le début de l'archéologie russe.

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

L'église et le monastère des falaises de Divnagorié : Pierre le Grand avait décidé de fermer cette église creusée dans la falaise, car il restait peu de moines. Venu sur place, il a l'occasion de suivre un office et d'entendre les chants orthodoxes. Remarquant l'acoustique exceptionnelle de l'église, il change d'idée et sauvegarde l'église et le monastère, tout en tirant un feu d'artifice avec des canons sur le site!!!

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

Pierre le Grand a créé la première école russe, le premier journal, a ouvert le premier musée de Russie. Malgré un côté obscur et violent, ce grand réformateur a changé le visage de la Russie.

Françoise Mulot.

Photos: Françoise Mulot, Sarah Duval

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