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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 21:28

Quelques témoignages de nos choristes:

Pourquoi chanter avec la Chorale de Davaï ?

Etudiant le Russe dans le cours de Nadia Stettler je me suis inscrit à la Chorale dès sa création. Pourquoi ?

Pour moi le chant est une musique qui exprime sans instrument ou plutôt l’instrument dont on se sert est notre corps tout entier et pas seulement notre gorge et les cordes vocales mais aussi le cœur.

Je me suis aperçu que chanter des chants dans une langue étrangère, en l’occurrence chanter des chants en russe, peut apporter beaucoup : cela permet de faire des progrès en langue russe et, si l’on fait un petit effort de recherche, de découvrir le passé, l’histoire, la souffrance, les joies du peuple qu’expriment ces chansons populaires et traditionnelles qui constituent le répertoire de la chorale.

Quand le groupe musical « Toc Toc Toc », dirigé par Marianne F., rejoignit la chorale, celle-ci devint encore plus attractive.

Les répétitions ont lieu deux fois par mois. Elles sont l’occasion de se faire des amis et de parler russe, d’autant plus facilement que des certains chanteurs et chanteuses sont d’origine russe.

Donc amis de la langue russe, n’hésitez pas à nous rejoindre.

 Jacques Péronne.

La chorale de Davaï

***

Notre chorale, c’est une immersion dans cette belle langue chantante. C’est une rencontre entre amateurs de musique, dans la fusion des voix et des instruments, des regards complices et fous rires. Mais aussi, des concerts en costumes traditionnels, des chansons anciennes, et contemporaines. Un bon moyen de parler russe aussi grâce à la présence patiente de Svetlana et Yuliya. Quelques chanteurs de plus seraient les bienvenus.

Voila !

Marianne

La chorale de Davaï
La chorale de Davaï

***

Спасибо участникам хора за их огромное желание петь с воодушевлением русские песни, и спасибо нашим музыкантам ансамбля " Ток-Ток-Ток",которые с огромным желанием не только аккомпанируют,но и вносят предложения в обновление репертуара( спасибо Марьян)
 
До новых встреч.!:Ждем всех желающих петь!!!

Светлана.

La chorale de Davaï
La chorale de Davaï
La chorale de Davaï

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 10:50

Bonjour à tous,

Nous avons passé une soirée exceptionnelle en compagnie de l'invité d'honneur du Festival Peschinka : Vladimir Fedorovski !!

 Devant plus de 100 personnes, Vladimir Fedorovski, à travers son "Dictionnaire amoureux de Saint-Pétersbourg" (Plon)a partagé avec nous sa vision de l'amitié franco-russe dans l'Histoire :  

« Il y a une grande tradition qui existe entre les deux pays, une tradition d'échanges. Balzac est un écrivain russe, Tolstoï est un écrivain français, qui écrit une partie de "Guerre et Paix" en français.
C'est une affinité qui a été forgée depuis des siècles, mais qui aujourd'hui est en grand danger, un danger de rupture historique. »


« Il faut maintenant rappeler l'alliance ancestrale, les racines historiques, les affinités culturelles, l'identité chrétienne de l'Europe et de la Russie, tout cela constitue un ciment évident.
S'y ajoute désormais la lutte commune contre l'islamisme radical. Et arrêter de continuer à miser sur l'affaiblissement de la Russie, c'est le plus mauvais cadeau que l'on puisse faire pour la démocratie en Russie.


Bonne journée !
L'équipe du Festival

Retour sur notre soirée avec Vladimir Fedorovski !
Retour sur notre soirée avec Vladimir Fedorovski !

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 21:25

Cette année encore, j'étais avec plaisir à Honfleur pour le festival du film russe.

J'y ai vu trois films, dont un français. Aucun ne m'a vraiment scotché, c'est vrai, mais j'ai bien aimé les trois car ils sont intéressants et bien réalisés chacun dans leur style.

D'habitude je parle du film que j'ai préféré, mais cette fois j'hésite à parler d'un ou d'un autre, alors je vais essayer de parler des trois ….

Voici les trois films en question :

Ils sont très différents tous les trois. Le premier, « L'idéal », est une comédie française à la française et à la Beigbeder, assez réussi pour moi. Une partie du film se situe à Moscou et une partie des acteurs sont russes, notamment l'excellent Alexei Guskov.

L'idéal, comédie satirique de Frédéric Beigbeder

L'idéal, comédie satirique de Frédéric Beigbeder

Le second, « L'art pur », un thriller russe qui se passe dans le milieu de l'art à Moscou, celui-ci , je trouve qu'il est assez proche des thriller américains.

L'art pur, polar de Renat Davletiarov

L'art pur, polar de Renat Davletiarov

Le troisième, « Moscou ne dort jamais », est plus russe. Il se passe aussi à Moscou, on y voit beaucoup de personnages qui vivent beaucoup de situations en parallèle. Mais tous ces personnages ont quelque chose qui les relient...

Le festival 2016 du cinéma russe à Honfleur

Ce que je trouve intéressant, c'est que dans ces trois films, on retrouve, traités de façon différente, des thèmes très typiques du cinéma et de la culture russe en général.

Il y a l'amour et la mort, bien sûr,

Il y a Moscou,

Il y a l'argent, il y a la corruption,

Il y a la misère et la déchéance,

Et il y a un thème incontournable, l'excès et la démesure, cela, on le retrouve dans le cinéma russe, en Russie et chez les russes !... (Souvent on appelle ça l'âme slave, moi j n'y crois pas, je préfère parler de tempérament)

En particulier, l'excès d'alcool, la vodka dans laquelle on se perd... et sans doute on y trouve quelque chose aussi ….

Donc on voit les personnages se chercher, se trouver des raisons d'exister et essayer d'y croire...

Dans le film de Beigbeder, c'est d'une façon caricaturale, certains le regrettent mais c'est volontaire car ses références sont pop/rock, la bande dessinée, et la pub aussi. Même outrageuse ou provocante, il nous montre une réalité, celui du monde de la mode, des mannequins, du fric.

Le polar nous parle du monde des galeries d'art, le travail et les raisons d'être des artistes, tout cela lié au business et à la politique. Avec tous les ingrédients du genre : le suspens, les crimes et les personnages forts !

Dans le troisième film, on voit aussi une réalité moscovite, mais sous un aspect plus social, et dans différents milieux et classes sociales. Avec toujours la question des choix de vie, ou de bilans de vie.

Pour conclure, j'étais une fois de plus très content de ma journée de spectateurs, j'ai même eu presque l'impression de passer un week end à Moscou, car certains personnages, certaines attitudes m'ont rappeler des souvenirs, des rencontres.... Merci donc à ce festival d'exister et merci aussi à notre association Davaï d'avoir organisé cette journée !

 

Pascal Coquerel

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 11:22

La Fondation Louis Vuitton propose une exposition inédite, la présentation des œuvres du grand collectionneur et mécène russe, Sergueï Chtchoukine, grand amis des peintres de l’art moderne français.

La Fondation Louis Vuitton a inauguré ses majestueux locaux en octobre 2014, il s’agit d’un imposant immeuble, « un navire de l’art contemporain », conçu par l’architecte Frank Gehry (créateur du musée Gugenheim à Bilbao), véritable prouesse architecturale constituée d’armatures de poutrelles enchevêtrées et de larges panneaux de verre assemblés à la manière de vitraux, le tout posé sur un lit d’eau. Geste architectural de facture ultra-contemporaine,  dont les « voiles » ont été  colorisées par l’artiste Daniel Buren dans un second temps. Cet ensemble trouve sa place dans le parc d’acclimatation et de l’exotisme inauguré par Napoléon III en octobre 1860.

 Source : Télérama.fr,  publié le 11/05/2016.
 Source : Télérama.fr,  publié le 11/05/2016.

Source : Télérama.fr, publié le 11/05/2016.

Cette exposition est un évènement, les chefs d’œuvres achetés ou commandés par l’homme d’affaire russe, Sergueï Chtchoukine (Moscou 07/1854 – Paris 01/1936), sont réunis pour la première fois. Chtchoukine a bâti sa fortune sur le négoce du tissu. Cette collection rend hommage aux impressionnistes et à l’art moderne français en général (cubisme, fauvisme) mais surtout à l’un des « plus grands mécènes russes du début du XXème siècle, Sergeï Chtchoukine, collectionneur  « visionnaire » de l’art moderne français ».

Il a été très difficile de reconstituer le parcours de cet homme considéré comme un génie ou un fou, qui collectionne les unes après les autres des œuvres à rebours des traditions russes et contre son milieu. Il écrira à Matisse en 1910, « On dit que je fais du tort à la Russie, à la jeunesse russe en achetant vos tableaux. J’espère vaincre un jour mais il faudra quelques années de lutte », Chtchoukine parle parfaitement le français. Il est présenté comme un homme aimable, bavard bien que souffrant de bégaiement. Il aurait été végétarien. Cet homme a fait l’objet d’un tabou en Russie de-là la grande difficulté à reconstituer sa vie et son œuvre. Il a dû fuir la Russie après 1917 laissant derrière lui son musée, le 1er musée d’art moderne au monde !

©ADAGP, Paris 2016. Photo : Musée d’Etat de l’Ermitage Saint-Pétersbourg, 2016.

©ADAGP, Paris 2016. Photo : Musée d’Etat de l’Ermitage Saint-Pétersbourg, 2016.

Cette exposition rassemble quelques 130 chefs d’œuvre des maîtres impressionnistes, post impressionnistes et modernes des plus emblématiques. Chtchoukine a acquis par exemple un tableau que les Français jalousent aux Russes, Le déjeuner sur l’herbe de Monet. Il aimait Cézanne (représentations de la montagne Sainte Victoire), il était un ami personnel de Matisse, Les danseuses, Les poissons rouges, Monet, Degas, Gauguin  Eh, quoi, tu es jalouse ?, Picasso dont il avait plus de 40 toiles et lui avait consacré un cabinet particulier dans son Palais. L’exposition se poursuit par la présentation d’œuvres de peintres russes. On rencontre des toiles de Malévitch, de Rodtchenko, de Popova, de Klioune notamment. Toutes les salles d’exposition de la Fondation ont été nécessaires pour présenter les œuvres à la manière de leur accrochage originel chez le mécène à Moscou dans les différentes pièces de son palais Troubetskoï.

 

La collection Chtchoukine est, par elle-même une œuvre d’art majeure de l’histoire de l’Art Moderne, que le collectionneur destinée à la galerie moscovite, Trétiakov, du nom de son créateur pour compléter la collection de peintres étrangers de S. M. Trétiakov. L’œuvre de Chtchoukine a exercé une véritable fascination sur les contemporains du grand ami des peintres français et a été un lieu de d’apprentissage pour les peintres russes de l’époque qui pouvaient venir y puiser inspiration et technique. Nationalisée et dispersée, elle s’est trouvée divisée en deux et présentée incognito au musée d’Etat de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg et au Musée d’Etat des Beaux-Arts Pouchkine à Moscou.

L’exposition s’ouvre par des autoportraits de « géants » de la peinture puis on nous entraîne dans une salle obscure où dialoguent le mécène et les artistes. Chtchoukine était parfaitement francophone. Il nous apparaît comme un petit homme aux yeux rieurs et aux grosses moustaches. Il n’est pas présenté comme quelqu’un ayant beaucoup de charisme mais quelle détermination dans sa démarche, quelle certitude dans son bienfondé et quel appétit pour les formes picturales nouvelles. Il les aimait les artistes et il leur accordait toute sa confiance. Par ses commandes, il a favorisé la création de nombreux peintres français. Il a favorisé le dialogue et les échanges entre créateurs français et russes.

La scénographie de visite de la collection reprend l’enchainement des pièces thématiques de la résidence de Chtchoukine, le Palais Troubetskoï. On peine à imaginer dans le confort d’un palais de facture classique l’amoncellement de peintures aux couleurs chatoyantes et bigarrées, aux sujets audacieux et « inadaptés » pour l’époque ; la nudité stylisée présente dans les toiles de Matisse est totalement réprouvée à l’époque en Russie par exemple, le collectionneur lui-même se fait violence avant d’adhérer à cette nouvelle suggestion du corps dans l’art.

La salle Matisse (Le salon rosse) au Palais Troubetskoï, début 1920 ©Moscou, Musée d’Etat des Beaux-Arts Pouchkine. Photo © Musée d’Art Moderne Occidental, Moscou.

La salle Matisse (Le salon rosse) au Palais Troubetskoï, début 1920 ©Moscou, Musée d’Etat des Beaux-Arts Pouchkine. Photo © Musée d’Art Moderne Occidental, Moscou.

Chtchoukine ne peint pas mais éprouve manifestement la même passion que le créateur en collectionnant et à constituant une œuvre à transmettre aux générations futures. Ce personnage est captivant, il s’inspire du travail d’autres collectionneurs qui lui sont contemporains : un russe Morozov qui achète plutôt des œuvres qui l’émeuvent pour se constituer un musée personnel, les Stein qui sont davantage dans une approche pédagogique de la peinture à travers une collection et, qui achètent parfois contre leur goût voire pour choquer. Chtchoukine est peut-être dans un entre-deux. Il forge ses goûts dans un dialogue constant avec les artistes, avec les acheteurs et, espère acclimater progressivement ses contemporains à la nouveauté de l’expressivité dans la peinture occidentale. Il ouvre les portes de son palais dès 1907 aux peintres russes, il semble certain de ses choix pour constituer son œuvre.

Je ne peux que vous conseiller d’aller parcourir ces salles et ces toiles et de vous inspirer de la passion sensible de ce petit homme, grand mécène de l‘art moderne français.

A découvrir ou revoir jusqu’au 20 février 2017! Je vous conseille fortement de réserver votre entrée à l’avance, pour autant cela ne vous évitera pas totalement des files d’attente à l’intérieur du bâtiment!
Réservation et information sur
www.fondationlouis.vuitton.fr

La Fondation est amarrée dans le jardin d’acclimatation dans le Bois de Boulogne (16ème arrondissement) – ligne 1 du métro, station Sablons (si vous arrivez à la Défense par le bus, c’est tout près !!!)

Pour aller plus loin et pour s’imprégner du génie de Chtchoukine, voici un lien vers un petit film proposé par la FLV - http://www.fondationlouisvuitton.fr/evenements--radio/serguei-chtchoukine-le-roman-d-un-collectionneur.html

Cécile Milcent

Dans votre lancée à Paris, le Centre Pompidou présente un évènement Kollektsia : l’art contemporain en URSS et en Russie de 1950 à 2000, jusqu’au 27 mars prochain. Je n’avais pas l’information, dommage ! J’avais opté pour un autre continent avec une exposition tout aussi passionnante et déroutante présentée à l’Orangerie dans le jardin des Tuileries, La peinture américaine des années 30 que je recommande fortement. Le célébrissime tableau, icône de la peinture américaine, American Gothic 1930, de Grant Wood  y est présenté pour la 1ère fois en Europe !
Paris reste tout de même Paris !

 

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 09:43

Lettre à Davaï de Fabrice Hervé - metteur en scène et l'un des organisateurs du "Week-end russe à Avranches":

Merci à Davaï pour nous avoir accompagné dans cette aventure, merci à Ella pour sa nourriture terrestre et spirituelle, merci à Jean, Jean-François et Natacha pour leur dévouement, merci à Yaroslavna et ses comparses pour leur sourire, merci à Franck pour son enthousiasme, merci à Nadia pour son énergie et son charisme, merci à la vodka pour le voyage....

Longue vie à Davaï et j'espère à bientôt.

Pour les Amis de Sélune,

Fabrice Hervé.

Week-end russe à Avranches
Week-end russe à Avranches

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Published by asso-davai - dans Nous y étions ! Evénements
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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 22:34
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

D'habitude, pour nous Occidentaux, Pierre le Grand est l'homme du Nord, celui qui a ouvert la Russie à l'Occident et qui a créé la ville de Saint-Pétersbourg sur les bords de la mer Baltique. Or, pendant notre voyage dans la région de Voronej (organisé par l'association Davaï au mois de juin 2016), nous croisons plusieurs fois le grand Tsar et pourtant nous sommes dans le sud de la Russie...

Les Terres Noires ou tchernoziom: toute la région est une steppe, "le champ sauvage", territoire contrôlé par les Tatars, les Mongols de la Horde d'Or; puis, à la fin du 16è et début 17è s., les Slaves et les Russes commencent à conquérir ces terres et installent des villes forteresses pour protéger les frontières. Pierre le Grand veut consolider définitivement les conquêtes des terres du sud pour éviter les pillages et les rapts qui touchent les populations russes installées au milieu du 17è s. Il ordonne aussi les premiers labours et les premières cultures dans ces grandes plaines très fertiles, travaux que Catherine II continuera d'encourager et qui feront de la région le grenier à blé de la Russie.

L'ouverture vers le sud : l'ambition de Pierre le Grand est de repousser la frontière de la Russie jusqu'à la mer d'Azov, porte ouverte vers la mer Noire et l'Europe du sud. Pour cela, il construit des chantiers navals à Voronej afin que les bateaux puissent descendre le Don. C'est le début de la flotte russe. La frontière est élargie jusqu'à Azov et Voronej se retrouve au milieu de l'Etat russe dès 1700. En même temps s'y développe une industrie pour la fabrication de canons afin d'équiper les navires.

Nous visitons le "Гото Предестинация" (Goto Prédestination ?) qui est la réplique exacte du bateau construit par Pierre le Grand en 1698 et qui descendit le Don jusqu'à Azov, à 700 km, avec un équipage de 253 marins et un armement de 58 canons. Auparavant, Pierre le Grand et son équipage avaient reçu la bénédiction du métropolite dans l'église de la Dormition de la Ste Vierge, aujourd'hui église de l'Amirauté, construite sur le quai de la rivière Voronej.

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

Pour développer la construction navale, le tsar reçoit l'aide des grandes familles nobles de la région, dont celle de Vénévitinov; nous visitons le domaine de cette grande famille qui compte de nombreux hommes célèbres dont le poète Dmitri (1805-1827).

Kostenki ou musée des mammouths : Pierre le Grand encourage les fouilles à Kostenki dès 1703, lorsque sont découvertes les traces de villages et d'habitations, datant de 20 000 ans, construites avec des os de mammouths sur les collines de la rive droite du Don. C'est le début de l'archéologie russe.

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand
Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

L'église et le monastère des falaises de Divnagorié : Pierre le Grand avait décidé de fermer cette église creusée dans la falaise, car il restait peu de moines. Venu sur place, il a l'occasion de suivre un office et d'entendre les chants orthodoxes. Remarquant l'acoustique exceptionnelle de l'église, il change d'idée et sauvegarde l'église et le monastère, tout en tirant un feu d'artifice avec des canons sur le site!!!

Françoise Mulot - Rencontres avec Pierre le Grand

Pierre le Grand a créé la première école russe, le premier journal, a ouvert le premier musée de Russie. Malgré un côté obscur et violent, ce grand réformateur a changé le visage de la Russie.

Françoise Mulot.

Photos: Françoise Mulot, Sarah Duval

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 19:11

Fin mai, une petite bande de français accompagnée de leur professeur de russe ont pris l'avion direction la Russie ! Et pas n'importe quelle région ! Moscou et Saint Pétersbourg c'est trop connu alors nous avons choisi le sud de la Russie. La région des terres noires. Nous avons posé nos valises dans deux villes pour y explorer les alentours : Elets et Voronej.
Alors pourquoi le sud me demanderez-vous ? Il s'agit tout simplement de la région d'origine de notre professeur, Nadia. Elle s'est démenée d'arrache pied pour que ce voyage se réalise et elle est venue à bout de sa mission avec brio. Sans elle nous n'aurons jamais pu découvrir cette région méconnue des touristes étrangers. Merci encore Nad
ia !

Notre expédition commence donc dans la petite ville de Elets (environ 100 000 habitants). Nous avons pu y voir les productions traditionnelles locales telles que les dentelles, les Valenki (ces bottes en feutre) ou encore les garmochka (accordéon russe). Aussi nous avons vu quelques monastères orthodoxes. Et c'est très surprenant de voir que ces lieux religieux sont encore pleins. De voir ces jeunes filles pieuses, faisant la queue pour saluer le métropolite ou encore pour embrasser les reliques. Sans oublier les chants des messes... envoûtants.

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

Petite anecdote : nous avons fait la rencontre du maire de Elets! En effet un groupe de français dans ces régions ça ne passe pas inaperçu, alors la mairie a tenu à nous rencontrer afin de discuter avec nous. Et de nous transmettre un message de paix malgré les tensions politiques. Ils aimeraient tant que d'autres que nous viennent après dans leur ville pour voir à quel point leur pays, leur région est riche d'histoire, de culture et de vie. Et pourquoi pas développer des échanges culturels. Évidemment l'entretien s'est fait devant les caméras de la télévision locale, histoire de rendre les choses encore plus officielles !

Et pour finir nous ne pouvons pas parler de Elets sans parler de l'écrivain Ivan Bounine, qui est ici une célébrité locale. Beaucoup de statues à son effigie. Des visites de sa maison sont possibles aussi. Bref les gens l'aiment, et il leur rend à travers ses récits dans lesquels il décrit parfaitement l'âme russe et cette région dans laquelle il a grandi. Je ne ferai pas ici étalage de toute la vie de cet auteur. Cela prendrai trop de temps mais je vous encourage à faire vos propres recherches et pourquoi pas découvrir ses œuvres !

Seconde petite anecdote : nous avons fait la rencontre de Mr Krikounov. Collectionneur d'art qui nous a fait visité ses collections. Et cerise sur le gâteau, il a partagé sa table avec nous. Enfin plutôt ses tables puisque rien que notre groupe était composé de 20 personnes ! Ce monsieur avait aussi invité des amis à lui. Je pense que vous ne serait que très peu surpris si je vous dit que l'accueil fut plus que chaleureux, que la vodka a coulé à flot (et pas que la vodka d'ailleurs) et que des voix en français et en russe se sont élevées pour chanter de tous notre cœur des chansons. Jamais, je pense, aucun d'entre nous n'oubliera cette chaleureuse soirée.

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

Ensuite nous sommes descendus un peu plus au sud, direction Voronej. Changement total de ville. Ici il y a 1 millions d'habitants. Nous avons bien évidemment fait un petit tour de la ville accompagnés d'une guide qui nous a expliqué son histoire au fil des siècles. Notamment au siècle dernier, durant la seconde guerre mondiale. Nous avons pris conscience du prix payé par la population de Russie dans cette guerre. Et aussi du peu de reconnaissance que nous montrons à nos frères de l'est. Nous avons été émus de voir que même aujourd'hui encore les monuments aux morts sont fleuris par la population au quotidien. Nous avons eu la démonstration devant nos yeux. Un jeune couple de marié et leurs invités sont venus déposés des fleurs sur le plus grand monument de la ville : cette énorme statut représentant les divers personnes de la ville (soldats, femmes, enfants etc) qui forment un mur devant l'invasion allemande. A leur pied, une flamme éternelle. Et ces jeunes gens venus déposer le jour de leur mariage un bouquet de fleur...

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

On ne peut pas parler des terres noires sans parler des différentes réserves naturelles, ou même tout simplement, de la nature en générale. Les gens, dans ce pays disposant de beaucoup d'espace cela se ressent dans leurs installations. Que se soit en ville ou à la campagne d'ailleurs. Des grandes rues en villes et des immenses steppes dans la campagne. Il en va de même pour les exploitations agricoles. Des grandes parcelles sans barrières autour et des fossés ou les herbes poussent sans jamais être coupées. Comme pour montrer qu'ici la vie est paisible et libre. Parmi les sites que nous avons vu je peux cité : les falaises de Vorgolski, la réserve de Galichya Gora, le village Kostenki (village archéologique mondialement connu), ou encore le monastère de Divnogoryé (à la fois lieu de randonnées et complexe archéologique)

Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej
Sarah Duval : Elets et Voronej

Un point commun à tous nos guides : des personnes passionnées par ce qu'elles nous montraient et ravies de transmettre un morceau de leur culture et/ou de leur histoire au petit groupe de français que nous étions. Aussi ouvertes à toutes nos questions et d'une très grande sympathie.
Pour ma part, excepté la barrière de la langue qui au fil des années diminuera, je me suis sentie bien là bas. Un peu comme un autre chez moi. Aucune personne ne s'est montrée hostile envers nous. Bien au contraire. Nous avons soulevé beaucoup d'interrogations et de curiosité. Et avons surtout été victime de tellement de marques d'affection et de sourires qu'il nous aurait fallu plus que tous nos doigts réunis pour les compter. Nous avons croqué dans cette belle Russie authentique, et nous en reprendrions volontiers une bouchée tellement c
'était délicieux.

Sarah Duval

Photos: Sarah Duval, Françoise Mulot.

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 10:23

Le 21 novembre dernier, l’association DAVAI et une quarantaine de ses adhérents, sympathisants, amis…ont eu la grande chance de faire la connaissance de M. Bruno Vianey. Professeur de mathématiques, actuellement en poste au lycée français de Moscou, il l’a été également en Norvège. L’enseignement des mathématiques comme profession, et la littérature comme passion d’autant plus quand ses recherches le conduisent sur les pas d’un Français, Jean Sauvage, passé par la Norvège pour arriver en Russie. La grande singularité de cette histoire tient au fait qu’elle a été relatée dans un court récit descriptif. Ce récit est reconnu comme le premier récit en langue française du premier Français s’étant rendu en Russie. Il s’agit d’un ensemble de paragraphes descriptifs (guide pour les navigateurs, informations sur les modalités commerciales, témoignage historique d’accords entre souverains, descriptions ethnographiques … ) Ensemble qui constitue un récit écrit dans un français lisible aujourd’hui.

Bruno Vianey nous a conté le temps d’un après-midi son aventure de quatre années passées dans des bibliothèques et autres lieux de culture et de mémoire sur les traces de Jean Sauvage, parti de Dieppe en bateau de marchandises en 1586 pour rallier le nord de la Russie. Il aurait accosté à Arkhangelsk, ville tout nouvellement fondée dans le delta très ramifié du fleuve Dvina, le 28 juin 1586. Ce jour est depuis salué officiellement comme le « jour des do
uanes » en Russie.

Source : Wikipédia
Source : Wikipédia

A cette époque Saint Pétersbourg n’existe pas, aussi la fenêtre commerciale russe sur l’Europe est Arkhangelsk, ville fréquentée notamment par les Anglais, les Hollandais, les Danois… Car les contacts notamment commerciaux existent bel et bien entre les pays d’Europe de l’Ouest et la Russie, quand bien même la longue période du joug mongol a pu l’isoler.

Jean Sauvage a rallié le nord de la Russie en contournant l’actuelle Norvège. A cette époque, la route maritime ne passe pas par la mer Baltique, le golf de Finlande, les lacs Ladoga et Onéga…pour rallier la Mer Blanche.

D’autres grands navigateurs s’étaient aventurés vers la Mer Blanche par le Grand Nord, et les commerçants Anglais et Hollandais profitent avant les Français de l’ouverture de voies commerciales vers la Russie. Bruno Vianey nous a rapporté qu’il aura fallu toute la ténacité de M. Danzay, ambassadeur de France au Danemark au cours de la 2ème partie du 16ème siècle, pour dynamiser les relations commerciales entre la France et la Russie. A cette époque, le Danemark contrôle depuis l’île de Narva les relations commerciales et impose des droits de passage et des taxes (la tolle).

Ce petit récit, certainement écrit sur commande, participe des sources avérées de liens anciens entre la France et la Russie et d’intérêts réciproques. Jean Sauvage rapporte avec curiosité et parfois emphase des us et coutumes, le rite du «bien boire» notamment, pour faire honneur aux hôtes ; il évoque la prouesse de dextérité que développent les charpentiers russes capables de monter de belles bâtisses en rondins sans clou avec comme unique outil la hache! Il découvre un engin pratique pour circuler sur la neige dont il ne trouve pas l’équivalent en langue française (le traineau)… Toutes ces choses qui font le contact, le lien entre des gens qui se découvrent et apprennent à se connaître pour échanger.

Extrait : «Bruno Vianey ne se contente pas de présenter le parcours de Jean Sauvage, il propose également, à travers de nombreuses lettres et témoignages, un panorama des relations franco-russes entre les XVIe et XIXe siècles. « Mon objectif premier était de republier le récit de Jean Sauvage avec quelques commentaires, explique-t-il, mais une fois les recherches entamées, j’ai compris l’importance de cette expédition : premier voyage d’un Français à Arkhangelsk, premier récit d’un Français à s’être rendu en Russie, premier traité de commerce qui s’ensuivait et premier lexique franco-russe, première description des îles Solovki… » Et la rédaction du livre lui a finalement pris quatre ans»
Source : http://www.lecourrierderussie.com/2015/02/jean-sauvage-francais-arctique/

J’ai eu le sentiment en écoutant Bruno Vianey qu’il avait à cœur de transmettre cette expérience singulière de Jean Sauvage. Expérience qu’il entend poursuivre ayant rencontré au cours de ses démarches, un autre Jean Sauvage. Celui-ci a fait partie de l’escadrille Normandie Niemen ! Mais il s’agit d’une autre histoire...

Cécile Milcent

A lire : l’ouvrage est richement documenté !

A lire : l’ouvrage est richement documenté !

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 10:54

Je ne rate jamais le festival du film russe à Honfleur ! A chaque fois, je vois des films très intenses et marquants pour moi. Et j'ai aussi le plaisir de rencontrer des amis russes et français qui font partie de la caravane affrétée pour l'occasion: Davaï !

Film: "En attendant la mer" de Bakhtyar Khudojnazarov

Cette année, j'ai vu deux films qui m'ont surpris, mais d'une façon très différente des autres années : "En attendant la mer" et "La robe bleue". Du second, je ne parlerai pas car je le trouve raté et c'est mieux de parler des choses que l'on aime, d'autres sauront en parler... Du premier, j'ai entendu beaucoup de commentaires négatifs, alors que j'étais emballé !

Film: "En attendant la mer" de Bakhtyar Khudojnazarov

Voici ce que j'ai vu : "En attendant la mer" est un film en partie fantastique ou onirique mais avec des sentiments et émotions très réels je trouve. Il se passe dans un lieu où les gens parlent russe et où il y a des chameaux, disons le Tadjikistan (de cela, je ne suis pas sûr... ) et trois personnages principaux : Marat, capitaine du bateau, Tamara, amoureuse de Marat et la sœur de Tamara, la fiancée du capitaine ! (celle ci on la voit quelques minutes seulement mais elle est présente pendant tout le film). Il se produit un phénomène incroyable : le bateau de Marat, parti pour une campagne de pêche, est soudainement échoué alors que toute la mer se trouve évaporée en quelques minutes (ne me demandez pas pourquoi !) Le capitaine, seulement, est survivant de ce naufrage ! Sa fiancée et ses compagnons sont disparus, enfin, on le suppose... Car il réapparaît quelques années plus tard, après un séjour en prison parce qu'il n'a pas sauvé son équipage. Dans son village, c'est le capitaine sans honneur ! On l'accueille en lui jetant des pierres ... Sauf Tamara, qui veut le conquérir, car, depuis toujours elle l'aime, lui et lui seul ! Tandis que lui ne souhaite qu'une chose : retrouver la mer avec son épave de bateau, rouillé, troué... Et qui lui fera retrouver sa fiancée.

Et ce que j'adore, voyez vous, appelez cela de le passion, de la folie, c'est que nos héros mettent toutes leurs forces pour atteindre leurs rêves, envers et contre tout et tous ! Marat a décidé de faire avancer son bateau dans le désert à mains nues pour rejoindre la mer. Tous lui disent que c'est impossible, il est fou, on se moque de lui, et en plus tu te trompes de direction, abruti ! Il utilise un treuil pour déplacer le bateau centimètre par centimètre, il pousse le levier de toutes ces forces, tire la corde comme un forçat de batelier, ses muscles et son esprit tendus vers ce but, cette obsession : rejoindre la mer ! Tamara revient dans le village pour retrouver le capitaine malgré lui. Ici, c'est plein de désolation et de poussière, plus d'eau... plus de poisson... plus de travail ! Mais Tamara est belle et fière, et au milieu de ce désert triste, elle reste si élégante et classe (contrairement à ce qui se passe dans la vraie vie), et c'est pour ça aussi qu'on aime le cinéma, non ? De la fin, je ne parlerai pas, et quel message ? Quel sens a ce film ? Peu importe, chacun y verra ce qu'il veut y voir... Moi, j'ai vu une fable, très belle, avec des personnages si beaux, et tellement vrais !

Pascal Coquerel

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15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 23:55

Hier soir je me suis retrouvée place St Sauveur, à Caen, pour attendre une commande. Ayant quelques minutes devant moi et en me rappelant un article lu dans l'Ouest France concernant une nouvelle galerie artistique IGDA, je décide de faire quelques pas pour la trouver.
Me voilà, devant cette enseigne, curieuse... Je découvre avec étonnement une réception à l'intérieur, apparemment un vernissage d'une exposition... Gênée, mais ayant déjà franchi la porte, difficile de reculer. Tout à coup je vois Pierre, une vieille connaissance, et je me sens plus à l'aise. Il m'accueille très simplement, très chaleureusement, et enchaîne en me présentant à toute la compagnie. Et là, miracle!, tout autour de moi tout le monde parle russe! L'artiste à l'honneur de ce soir est l'Arménienne, Irina Nubaryan. Les invités sont Russes, Arméniens, Français...
Sur les lèvres de tous il y avait cette récente tragédie parisienne. Quant à moi, cela a fait resurgir de ma mémoire l'année 1999: mes joyeuses préparations du départ dans ce pays de rêve, la France. Et ce terrible choc de la veille: les attentats à Moscou et Volgodonsk. Ne pas céder à la peur et à la panique, résister au sentiment destructeur de la haine, rester solide et solidaire - ce que nous nous répétions sans arrêt... Ce qui nous sauve tout de suite et aide à rester debout, toujours libres et fraternels.
Et ce micro-univers franco-russo-arménien qui vivait hier à la galerie, était la meilleure preuve de ces belles valeurs humanistes.
Merci à Irina, l'artiste, de partager avec une modestie et une simplicité désarmantes ses aquarelles dont émanent l'énergie, la pureté et l'espoir...
Allez vous ressourcer à
Galerie Igda !

Nadia Stettler.

L'espoir et la force...

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